• L'histoire:

    Katie, jeune femme du sud ouest américain rêve d'une nouvelle vie à San Francisco.  Elle vit ses premiers amours et se révèle d’une honnêteté désarmante. Son empathie compulsive envers les autres fait d’elle une proie facile. Sa ténacité et sa jeunesse seront mis à l'épreuve par ceux qu'elle aime le plus au monde.

    Il faut le dire, ce personnage de Katie on ne peut que l'aimer, il est très attachant et émouvant. Cette jeune fille quelque peu naïve donne beaucoup et reçoit si peu en retour.

    Pour rattraper les bêtises d'une mère trop dépensière, la petite serveuse se prostitue de temps à autre pour payer le loyer . 

    Puis un jour elle tombe amoureuse d'un type un peu étrange.

    Nous sommes loin des grandes villes, nous sommes dans l'Amérique des grands espaces désertés et ensoleillé. 

    Tout cela ne peut que finir en drame. Mais si ce n'était qu'un mal pour un bien?

     Quant à l'actrice qui l'incarne, Olivia Cooke,elle est tout bonnement exceptionnelle dans ce rôle. Cette douceur qu'elle donne à cette jeune Katie est un vrai bonheur. 

    Le scénario de "Katie Says Goodbye " n'a rien d’exceptionnel, mais grâce au personnage de Katie, à la performance d'Olivia Cooke, et au regard de la caméra de Wayne Roberts posée sur son actrice, il serait vraiment dommage de passer à coté de ce bon film. 


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  • "Luna" d'Elsa Diringer.

    L'histoire:

    Luna vit près de Montpellier et travaille dans une exploitation maraîchère. Elle est belle, drôle, elle dévore la vie. Elle serait prête à tout pour garder l’amour de Ruben. Au cours d’une soirée trop arrosée avec ses amis, ils agressent un jeune inconnu. Quelques semaines plus tard, celui-ci réapparait dans la vie de Luna. Elle va devoir faire des choix.

    Luna vient d'obtenir son CAP, elle travaille dans une exploitation maraîchère près de Montpellier. Sa meilleure amie s'appelle Chloé, et son petit ami Ruben (Julien Bodet) est un pauvre macho qui n'a pas grand chose dans le cigare. 

    La première partie du film est une chronique sociale d'une partie de notre jeunesse, celle qui a fait peu ou pas fait d'études. Cette jeunesse qui occupe son temps libre en commétant de petites bétises qui peuvent devenir grandes.

    La seconde partie se situe plus dans la comédie romantique, mais avec en toile de fond le suspense lié à la première partie. En effet, comment ce réel amour que découvre enfin Luna, si lié à la première partie, va-t-il se terminer?

    Laëtitia Clément, pour son premier rôle, interprète avec sensibilité Luna, une adolescente un peu perdue . Elle est accompagnée par le jeune Rob Paradot, remarqué dans le film La Tête Haute.

    Ce film bénéficie également de la belle lumière du Sud de la France .

    La réalisatrice,Elsa Diringer, nous montre le parcours complexe de l’adolescence . Elle porte alors un regard juste sur cet instant crucial du passage à l’âge adulte.  Elle nous montre que selon nos rencontres et fréquentations, à cet age, il en faut peu pour basculer du bon ou du mauvais coté.


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  •  "Kings" de Deniz Gamze Ergüven. La réalisatrice de "Mustang" se plante à Hollywood.

    L'histoire:

    1992, dans un quartier populaire de Los Angeles.

    Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption.

    Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile.

    A la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.

    On se souvient tous de "Mustang", le magnifique premier film de Deniz Gamze Ergüven. C'est donc avec un apriori positif qu'on attendait "Kings", son nouveau film qui traite du délicat sujet des émeutes raciales de 1992 à Los Angeles.

    Autant le dire tout de suite, quelle déception. 

    Après le chef-d’oeuvre qu’était Mustang on se demande s’il s’agit bien de la même réalisatrice qui a écrit et tourné ce brouillon.

    Primo, ça part dans tous les sens, on ne sait trop quelle histoire nous raconte Deniz Gamze Ergüven. On est à mille lieues du " Détroit" de Kathryn Bigelow sorti à l'automne dernier.

    Et puis quelle mouche a piqué la réalisatrice pour donner à son film, dans la seconde partie, des allures de comédie romantique?

    A ce titre, la  trop longue séquence du lampadaire , qui se veut drôle, ne fait rire personne.

    Le plus grotesque de tout étant cette scène de rêve érotique.

    Malgré des critiques françaises plutôt complaisantes (les spectateurs sont moins convaincus) face à un tel ratage, Deniz Gamze Ergüven va devoir vite se ressaisir ou alors on va croire que "Mustang" n’était qu’un bel accident.


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  • Cette variétoche que j'aime encore.

    Je ne suis pas venu défendre les Sheila, Claude François et quelques autres. 

    Mais parmi toute cette variété des années 60 et 70, j'aime encore beaucoup d'artistes et de chansons.

    Si Stone et Charden ont connu un grand succès lors de cette période, on ne peut pas en dire autant de la carrière solo de celui qui nous a quitté il y a 6 ans. Et pourtant , à l'image de ces 2 titres, ceux-ci étaient d'une qualité bien supérieurs à ceux du duo.

    On le retient surtout pour Lady Lay, mais je préfère ce titre, en grande partie grace aux choeurs absolument prodigieux. (J'aime beaucoup le commentaire: "La légende raconte que les chœurs ont été réalisés par de véritables sirènes..... Voilà pourquoi cette chanson est envoutante ).

    Dans un genre différent, cette magnifique chanson.

    Marc Hamilton, chanteur québécois, qui a vendu plus de 8 000 000 de copies de sa chanson "Comme j’ai toujours envie d’aimer", en 1970.


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  • "The Rider" de Chloé Zhao.

    L'histoire :

    Brady, jeune cow-boy d'une réserve indienne du Dakota du Sud, est un jour violemment projeté au sol par une jument qui lui donne un violent coup de sabot en pleine tête. Il apprend qu’après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver une nouvelle raison de vivre, à présent qu’il ne peut plus s’adonner à sa raison de vivre. 

    Nous sommes dans un Etat qui a voté pour Donald Trump, le Dakota du sud.

    Chloe Zhao nous raconte l’histoire vraie d’un authentique cowboy, Brady Jandreau, qui tient là son propre rôle (tout comme le reste de sa famille) sans aucune expérience du cinéma. Elle a souhaité nous montrer son histoire afin que nous comprenions les effets psychologiques que peut produire un tel drame. Que peut-il y avoir de plus terrible que d'être privé de sa passion , de ce qui faisait de vous un homme?

    "The Rider" de Chloé Zhao.

    La principale force du film, c'est d'avoir eu l'idée géniale de tourner cette histoire comme une fiction alors que cela n'aurait pu être qu'un simple un documentaire. 

    Ce western mélancolique qui nous offre des paysages sublimes,  filmés à l’aube ou au crépuscule,  nous fait découvrir par ailleurs des des cowboys modernes, partagés entre le mythe et une réalité bien moins reluisante.

    "The Rider" de Chloé Zhao.

    A noter que "The Rider" a obtenu le Grand Prix au dernier festival de Deauville.

    Voici ce qu'a déclaré le président du jury, le réalisateur français Michel Hazanavicius ("The Artist"): "Ce film nous a paru extrêmement puissant avec un mélange de poésie, beaucoup d'humanité et une réflexion politique". 


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