• Aidons les grecs à résister, car demain ce sera notre tour.

    Tout le monde prend un malin plaisir à faire la morale à La Grèce, et à Alexis Tsipras en particulier. Les grands de ce monde ont enfin trouvé un ennemi commun, un bouc-émissaire, un punching-ball pour de défouler, et surtout pour reporter leur incompétence sur un homme qui n'est seulement au pouvoir que depuis quelques mois. Taper sur les grecs, voilà ce que font le F.M.I, l'union européenne et les banques du matin au soir, et ils sont bien aidés en cela par des éditorialistes pour le moins serviles. Mais tous ces gens semblent oublier que sans la crise mondiale, qui comme chacun semble l'oublier nous vient des USA avec la crise des supprimes, la Grèce, tout comme les autres pays européens d'ailleurs, ne seraient pas dans un état aussi catastrophique. Alors, avant de s'en prendre à un pays, qui certes à commis de nombreuses fautes avec ses gouvernements précédents,il serait équitable de voir d'ou viennent les différentes responsabilités. Les grecs sont des fainéants, les grecs sont des fraudeurs, les grecs ne payent pas d’impôts. Mais ceux qui osent balancer de telles clichés "populistes" sont les mêmes qui refusent de prendre des mesures contre les paradis fiscaux, qui permettent aux grands groupes de payer un minimum d'impôts, qui passent au delà référendums, qui sont scandalisés dès que l'on veut faire payer les plus riches, tout cela encore une fois soutenue par la pensée unique ulltra-libérale qui est sensé nous informer. On peut avoir la nausée lorsqu'on voit une Christine Lagarde faire la morale aux grecs, elle qui sur ordre de Sarkozy a tout arrangé pour que Tapie encaisse plus de 400 millions d'euros. Et que dire de l'Allemagne, ce pays qui a pu renégocier sa dette à plusieurs reprises lors du XXème siècle alors qu'elle avait mis le Monde à feu et à sang. Il ne faut pas oublier non plus de rappeler ce qu'a coûté la réunification allemande à l'ensemble de l'Europe. Mais dire tout cela, c'est faire preuve de germanophobie si l'on en croit la pensée ultra-libérale, celle qui conserve tout sa haine pour la seule et unique Grèce.

    Et si demain un autre pays ose résister à la dictature des marchés, il se verra lui aussi lyncher en place médiatique.

    Heureusement, il existe dans encore dans ce monde des élites pour se ranger du coté de la Grèce . On pense aux prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman, qui se rangent du coté du Premier ministre grec qui a choisi de procéder à un référendum. En France , Thomas Picketty est également sur cette ligne . Si vous aussi, vous êtes contre la dictature des marchés qui étouffent le peuple grec, signez cette pétition.


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :