• Une pétition pour la renaissance de Jean Rochefort.

    Nous vivons dans un monde ou chacun y  va de sa petition. Il n'est pas une journée sans que l'on vous interpelle pour signer signer une pétition contre ceci ou cela. 

    Dans sa chronique sur France Inter, François Morel déclarait vendredi dernier:« Je m’inscris en faux, je conteste, je refuse, je m’interpose, je suis prêt à signer toutes les pétitions possibles, à manifester, à défiler dans la rue, à lever des pancartes, à dresser des calicots, à adresser à qui de droits les protestations les plus virulentes, les plus rageuses. Je suis contre la mort de Jean Rochefort. Je l‘affirme, je l’atteste, je le certifie, je le déclare, je le soutiens ».

    Une pétition lancée sur Internet et adressée à Dieu réclame le « retrait immédiat de la mort de Jean Rochefort ». Elle a déjà recueilli plus de 12 000 signatures.

    Enfin une pétition utile qu'il faut vite signer  et partager.

    https://www.change.org/p/dieu-retrait-imm%C3%A9diat-de-la-mort-de-jean-rochefort

    Tom Petty et le morceau Dogs on the Run, extrait de "Southern Accents"

    VO

    https://www.youtube.com/watch?v=x19fW4yC324

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  • Quelques films à voir.....ou à éviter.

    Je vous ai parlé récemment de "Detroit" de Kathryn Bigelow. Pas le moindre doute, courrez-y. 

    Pour le reste, voici mon avis.

    "Espèces menacées" de Gilles Bourdos.

    Trois destins familiaux entrelacés. Joséphine et Tomasz viennent de se marier dans l’allégresse. Mais bientôt, derrière le bonheur solaire des époux, les parents de Joséphine vont découvrir une réalité plus sombre. Mélanie, elle, annonce à ses parents qu’elle attend un bébé mais le père de l’enfant n’a pas du tout le profil du gendre idéal ! De son côté, Anthony, étudiant lunaire et malheureux en amour, va devoir prendre en charge sa mère, devenue soudainement incontrôlable...

    Un film qui regarde le monde d'aujourd'hui avec toute sa fragilité . Le tout servi par d'excellents comédiens.

    13/20

    "Kingsman : Le Cercle d'Or" de Matthew Vaughn

    KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.

    Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

    Autant le dire de suite, c'est nettement moins bon que le premier. L'effet de surprise en moins, mais pas seulement. Ou est passé l'humour british?

    Pas mauvais, mais bien en dessous du premier.

    13/20

    "Numéro Une" de Tonie Marshall.

    Emmanuelle Blachey est une ingénieure brillante et volontaire, qui a gravi les échelons de son entreprise, le géant français de l'énergie, jusqu'au comité exécutif. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient. La conquête s'annonçait exaltante, mais c'est d'une guerre qu'il s'agit.

    Tout d'abord, il est bien difficile d'imaginer Emmanuelle Devos en PDG d'une entreprise du CAC 40.

    Mais ce n'est pas le plus gênant.  Au niveau des dialogues, ce n'est qu'un enchaînement de poncifs sur le féminisme entendu 1000 fois dans des débats sur le sujet. On est en droit d'attendre autre chose d'une oeuvre de cinéma. Et puis l'ensemble manque de rythme.

    Heureusement qu'il reste quelques moments avec Sami Frey.

    9/20

    "Blade Runner 20149" de Denis Villeneuve. 

    En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies...

    J'ai bien du mal à avoir un avis tranché sur ce film. "Blade Runner 2049" est un grand film, mais jusqu'où?

    De l'ennui par instant, des moments de poésie et de mélancolie comme on en voit rarement au cinéma . Beaucoup de questions sur ce que nous sommes. 

    Pour conclure et pour juger réellement cette oeuvre je ne vois qu'une solution, le revoir.

    Extrait de l'album Long After Dark (1982) ,  "Straight Into Darkness.


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  • "Détroit" de Kathryn Bigelow. Plus qu'un film, un choc!

    Détroit est tirée d'une histoire vraie.

     Été 1967, les États-Unis connaissent une vague d’émeutes sans précédent. On assiste à des scènes de pillages, des affrontements entre la police et la population afro-américaine. Alors que le climat est insurrectionnel depuis deux jours, des coups de feu sont entendus en pleine nuit à proximité d’une base de la Garde nationale. Les forces de l’ordre encerclent l’Algiers Motel d’où semblent provenir les détonations. Bafouant toute procédure, les policiers soumettent une poignée de clients de l’hôtel à un interrogatoire sadique pour extorquer leurs aveux. Le bilan sera très lourd : trois hommes, non armés, seront abattus à bout portant, et plusieurs autres blessés…

     La mise en scène de Kathryn Bigelow ,exceptionnelle, donne à Détroit un réalisme quasi-documentaire qui ajoute à la tension insoutenable de l'ensemble. 

    Il est terrible aussi, de voir à quel point la justice à deux vitesses a pu excister à l'époque.

    Une autre qualité du film, l'absence de manichéisme qui consisterait à opposer les gentils blacks aux sales racistes blancs. 

    Je reprocherai juste au film de Kathryn Bigelow quelques longueurs.

    Sinon cette fiction est construite sur des faits historiques qui nous renvoient au présent.

    La réalisatrice déclare: “Une émeute est le langage de ceux qui ne sont pas écoutés.” Comment imaginer qu’en 2017 on puisse être en colère au point de brûler sa propre maison ! Faire ce film était un défi politique et moral. C’est ma responsabilité en tant qu’artiste de dénoncer ce qui se passe. Depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, je ne vois autour de moi que colère, frustration et déception. Si le but de l’art est de distraire pour provoquer le changement, on en a besoin plus que jamais en Amérique. »

    "Détroit" est sans aucun doute possible l'un des films forts de l'année.

     


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  • Jean Rochefort, ou l'élégance française qui nous quitte.

    Qui n'aimait pas Jean Rochefort?

    L'élégance, le raffinement,l'espièglerie, un humour qui n'appartenait qu'à lui. Il n'y a pas assez de qualificatifs pour résumer la personnalité si attachante de cet acteur hors du commun.

    Bien sur personne n'a oublié son personnage d'Étienne Dorsay dans "Un éléphant ça trompe énormément" (1976) et "Nous irons tous au paradis" (1977) .  Servis par d'excellents dialogues de Jean-Lou Dabadie, les aventures de ces 4 amis sont restés dans la mémoire des français . On comprend en visionnant ce film que la bande (Bedos, Lanoux, Brasseur, Rochefort) a pris énormément de plaisir sous la direction d'Yves Robert. 

     Patrice Leconte en fera l'un de ses acteurs fétiches. On retiendra sa magnifique performance dans "Le mari de la coiffeuse".

    Pour le même réalisateur il tournera aussi "Tango", "L'Homme du train", "Tandem", "Les Grands Ducs" ou encore "Ridicule".

    On se souvient également de ses rôles pour Bertrand Tavernier dans "Que la fête commence" ou "L'horloger de Saint Paul".

    Plus jeune, il a aussi joué dans les films de Philippe de Broca tel que "Cartouche" et

     "Les Tribulations d'un Chinois en Chine", avec son ami Belmondo.

    On se souvient aussi de son rôle dans "Le grand blond avec une chaussure noire".

    En 1978, il recevra le César du meilleur acteur  pour son rôle dans "Le Crabe-tambour ".


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  • Tom Petty en mode reprises.

    Tom Petty était pour ceux, qui comme moi, était un peu trop jeune dans les années 60 et 70 , celui qui donnait le mieux l'illusion de vivre encore dans ces deux décennies par la suite.  Il avait parfaitement intégré l'héritage des Beatles, des Stones, des Byrds ou  de Dylan tout en y ajoutant une certaine modernité propre à son époque. Ses amitiés avec George Harrison, Roger mc Guinn et Dylan sont là pour en témoigner.

    Afin de voir d'ou venait toutes ses influences voyons aujourd'hui quelques uns des morceaux qu'il a repris en concert.

    Morceau créé par les The Crickets dans les années 60, et immortalisé par les Clash en 1979.

    Je ne vous présente pas le trop célèbre GLORIA des Them.

    Autre grand classique du Rock, Wild Thing.

    Grand classique du Blues cette fois, avec une brillante version de "Baby, Please Don't Go"  de Big Joe Williams 

    On reste dans le blues avec  "Little Red Rooster"

    Une autre splendide reprise des Them, "Mystic Eyes".

    "I'm a Man" de Bo Diddley.

    Le "Shout" des  Isley Brothers (1959),  que l'on retrouve dans une version inouïe dans le Live "Pack Up the Plantation" de 1985.

    "Little Bit O' Soul"  des Little Darlings 

    Psychotic Reaction" créé par  Count Five en 1966

    Une reprise des Byrds bien sur. On avait le choix.

    On termine avec cet hommage à George Harrison.

    Pour finir, une chanson composée par Petty en personne, comme il y en aura sur tous mes billets désormais.

    Il est tellement injuste que ces artiste n'est jamais rencontré le succès  chez nous.


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