• Les derniers films que j'ai aimé.

    Pas de chef-d'oeuvre ni de très grands films ces dernières semaines pour moi mais tout de même quelques bons films.

    Le meilleur est celui que j'ai vu hier soir en avant-première.

    "Everybody knows" de Asghar Farhadi. 

    L'histoire:

    A l’occasion du mariage de sa sœur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au cœur d’un vignoble espagnol. Mais un événement tragique vient bouleverser son séjour et fait resurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

    Encore un thriller espagnol de très bonne facture. 

    La première demi-heure est joyeuse, les femmes sont toutes plus belles les unes que les autres, on rit, on se marie.....et tout à coup on plonge dans la nuit sombre.

    Ici l'intrigue sert avant tout à analyser les réactions des membres d'un clan familial face à un drame. Des secrets enfouis depuis trop longtemps, des mensonges, des soupçons, des non-dits, il ne manque rien pour alimenter un scénario très réussi.

    Si ce polar est plus classique que ceux que la production ibérique nous a offert ces dernières années, on est tout de même séduit par un excellent suspense est un casting de premier plan.

    Il y a bien sur le couple Penélope Cruz et Javier Bardem, mais aussi Ricardo Darín et la magnifique Bárbara Lennie.

     

    Une bonne surprise.

    "Comme des garçons" de Julien Hallard.

    L'histoire:

    Reims, 1969. Paul Coutard, séducteur invétéré et journaliste sportif au quotidien Le Champenois, décide d’organiser un match de football féminin pour défier son directeur lors de la kermesse annuelle du journal. Sa meilleure ennemie Emmanuelle Bruno, secrétaire de direction, se retrouve obligée de l’assister. Sans le savoir, ils vont se lancer ensemble dans la création de la première équipe féminine de football de France...

    Une comédie sans trop de prétention qui passe à la moulinette le machisme du monde du football. On est à la fin des années 60, époque ou la femme prend conscience qu'il faut changer les choses.

     

    Un film féministe donc, mais traité à la façon d'une bande-dessinée. Une belle idée qui rend le film très sympa.

    "La Révolution Silencieuse" de Lars Kraume.

    L'histoire:

    Allemagne de l'est, 1956. Kurt, Theo et Lena ont 18 ans et s'apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l'armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d'Etat. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.

    Un acte qui peut paraître banal mais qui va avoir des conséquences incroyable sur toute une classe de terminale dans l'Allemagne de l'Est des années 50, un peu avant que le mur ne soit construit.

    Honnêtement on ne se rend pas compte à quel point un petit geste de rébellion eut avoir des conséquences dramatiques sous un régime totalitaire.On peut reprocher une réalisation académique que l'on l'oublie bien vite face à une telle histoire.

    A montrer à nos casseurs qui voient des régimes fascistes partout.

     

    "Otages à Entebbe" de José Padilha.

    L'histoire:

    Une nouvelle adaptation du raid d'Entebbe, au cours duquel deux Palestiniens et deux Allemands ont pris un avion en otage et l'ont détourné vers Entebbe (Ouganda). Sur place, ils ont demandé la libération de douzaines de Palestiniens et de prisonniers pro-Palestiniens. 

    Du bon et du moins bon dans ce film. D'un coté on essaye d'humaniser certains terroristes, mais on crétinise bien l'idéologie d’extrême gauche de l'époque.

    Un film inégal donc, mais qui nous renvoie tellement à aujourd'hui. Par contre l'attaque finale avec le parallèle d'un spectacle de danse est vraiment raté.


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  • Le fabricant de guitares Gibson a déposé le bilan en raison des mauvais résultats de sa filière audio grand public. Avec l'accord de la majorité de ses créanciers, le groupe a toutefois mis sur pied un plan de continuation d'activité.

     L'entreprise faisait face à une échéance d'une dette  de 375 millions de dollars d'obligations à rembourser, ou à refinancer, d'ici le 1er août.

    Mais Gibson Brands, la maison mère, est parvenue à un accord de restructuration avec la majorité de ses créanciers, et recevra de leur part une nouvelle ligne de crédit de 135 millions de dollars, ce qui permettra à l’entreprise de continuer.

    Paul McCartney : "La guitare électrique était nouvelle et fascinante avant Jimi Hendrix et immédiatement après. Vous aviez des tas de grands joueurs qui imitaient des gars comme B.B. King et Buddy Guy. Maintenant, c'est plutôt de la musique électronique, que les enfants écoutent. Ils n'ont pas de guitar hero comme vous et moi."

    ares

     Comment ce pionnier de la guitare électrique a-t-il pu en arriver là en quelques années? 

    Pour beaucoup le déclin est du en grande partie à un homme d’affaires qui en est devenu le PDG, Henry Juszkiewicz. 

    Avec lui terminé la qualité des instruments et le savoir-faire. Une seule chose compte, le profit. Il a tout fait pour minimiser les coûts de fabrication des guitares : stocks de bois aux origines douteuses (Gibson a été condamné en 2012 à payer une amende de 300 000 dollars pour avoir importé illégalement du bois d’ébène de Madagascar et d’Inde); évolutions technologiques à la réussite plus que médiocre (entre autres, le système powertune, capable d’accorder la guitare automatiquement, mais qui n’a jamais bien fonctionné) ; mais aussi rachats multiples de marques concurrentes : Kramer, Steinberger, Tobias, les pianos Baldwin, les effets Oberheim. Et même Epiphone, concurrent direct de Gibson, qui l’a racheté avant d’en faire sa filiale «low cost».

    Et puis, hélas, il ne faut pas oublier que le Rock n'est plus aussi vivant que dans les années 60 et 70. Et moins de rock, c'est moins de guitares.

    Dans une enquête publiée de 2017, le "Washington Post" racontait  que le nombre de six cordes électriques vendues dans le monde était passé de 1,5 millions à 1 millions en  dix ans.

    La célèbre Gibson double manche EDS 1275 de Don Felder .

    https://www.guitarformen.com/100---gibson-eds-1275-don-felder.html

     

    Et bien sur Jimmy Page.


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  • L'histoire:

    Katie, jeune femme du sud ouest américain rêve d'une nouvelle vie à San Francisco.  Elle vit ses premiers amours et se révèle d’une honnêteté désarmante. Son empathie compulsive envers les autres fait d’elle une proie facile. Sa ténacité et sa jeunesse seront mis à l'épreuve par ceux qu'elle aime le plus au monde.

    Il faut le dire, ce personnage de Katie on ne peut que l'aimer, il est très attachant et émouvant. Cette jeune fille quelque peu naïve donne beaucoup et reçoit si peu en retour.

    Pour rattraper les bêtises d'une mère trop dépensière, la petite serveuse se prostitue de temps à autre pour payer le loyer . 

    Puis un jour elle tombe amoureuse d'un type un peu étrange.

    Nous sommes loin des grandes villes, nous sommes dans l'Amérique des grands espaces désertés et ensoleillé. 

    Tout cela ne peut que finir en drame. Mais si ce n'était qu'un mal pour un bien?

     Quant à l'actrice qui l'incarne, Olivia Cooke,elle est tout bonnement exceptionnelle dans ce rôle. Cette douceur qu'elle donne à cette jeune Katie est un vrai bonheur. 

    Le scénario de "Katie Says Goodbye " n'a rien d’exceptionnel, mais grâce au personnage de Katie, à la performance d'Olivia Cooke, et au regard de la caméra de Wayne Roberts posée sur son actrice, il serait vraiment dommage de passer à coté de ce bon film. 


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  • "Luna" d'Elsa Diringer.

    L'histoire:

    Luna vit près de Montpellier et travaille dans une exploitation maraîchère. Elle est belle, drôle, elle dévore la vie. Elle serait prête à tout pour garder l’amour de Ruben. Au cours d’une soirée trop arrosée avec ses amis, ils agressent un jeune inconnu. Quelques semaines plus tard, celui-ci réapparait dans la vie de Luna. Elle va devoir faire des choix.

    Luna vient d'obtenir son CAP, elle travaille dans une exploitation maraîchère près de Montpellier. Sa meilleure amie s'appelle Chloé, et son petit ami Ruben (Julien Bodet) est un pauvre macho qui n'a pas grand chose dans le cigare. 

    La première partie du film est une chronique sociale d'une partie de notre jeunesse, celle qui a fait peu ou pas fait d'études. Cette jeunesse qui occupe son temps libre en commétant de petites bétises qui peuvent devenir grandes.

    La seconde partie se situe plus dans la comédie romantique, mais avec en toile de fond le suspense lié à la première partie. En effet, comment ce réel amour que découvre enfin Luna, si lié à la première partie, va-t-il se terminer?

    Laëtitia Clément, pour son premier rôle, interprète avec sensibilité Luna, une adolescente un peu perdue . Elle est accompagnée par le jeune Rob Paradot, remarqué dans le film La Tête Haute.

    Ce film bénéficie également de la belle lumière du Sud de la France .

    La réalisatrice,Elsa Diringer, nous montre le parcours complexe de l’adolescence . Elle porte alors un regard juste sur cet instant crucial du passage à l’âge adulte.  Elle nous montre que selon nos rencontres et fréquentations, à cet age, il en faut peu pour basculer du bon ou du mauvais coté.


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  •  "Kings" de Deniz Gamze Ergüven. La réalisatrice de "Mustang" se plante à Hollywood.

    L'histoire:

    1992, dans un quartier populaire de Los Angeles.

    Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption.

    Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile.

    A la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.

    On se souvient tous de "Mustang", le magnifique premier film de Deniz Gamze Ergüven. C'est donc avec un apriori positif qu'on attendait "Kings", son nouveau film qui traite du délicat sujet des émeutes raciales de 1992 à Los Angeles.

    Autant le dire tout de suite, quelle déception. 

    Après le chef-d’oeuvre qu’était Mustang on se demande s’il s’agit bien de la même réalisatrice qui a écrit et tourné ce brouillon.

    Primo, ça part dans tous les sens, on ne sait trop quelle histoire nous raconte Deniz Gamze Ergüven. On est à mille lieues du " Détroit" de Kathryn Bigelow sorti à l'automne dernier.

    Et puis quelle mouche a piqué la réalisatrice pour donner à son film, dans la seconde partie, des allures de comédie romantique?

    A ce titre, la  trop longue séquence du lampadaire , qui se veut drôle, ne fait rire personne.

    Le plus grotesque de tout étant cette scène de rêve érotique.

    Malgré des critiques françaises plutôt complaisantes (les spectateurs sont moins convaincus) face à un tel ratage, Deniz Gamze Ergüven va devoir vite se ressaisir ou alors on va croire que "Mustang" n’était qu’un bel accident.


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