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  • Faut-il aimer ou détester les Jeux Olympiques?

    Lorsque le Baron Pierre de Coubertin a souhaité réinstaurer les Jeux Olympiques à la fin du XIXème siècle, il n'imaginait surement pas qu'ils deviendraient un événement aussi important avec tant de dérives.

    Si l'idée de départ du français de remette au gout du jour les Jeux Olympiques antiques était excellente, son succès grandissant Olympiade après Olympiade a engendré tous  les excès inhérents au monde moderne.

    Récupération politique, corruption,dérive financière, dopage et j'en passe.

    Oui, il y a de quoi être irrité par le monde du sport et ce qu'il est devenu, mais faut-il pour autant tout jeter dans ce que sont les J.O.

    On voit que désormais les plus grands champions gagnent énormément d'argent, que la célébrité et la gloire est parfois difficile à gérer pour certains d'entre eux une fois que la carrière est terminée.

    Mais à contrario ces Jeux sont aussi l'occasion de nous faire connaitre des sports qui n'ont jamais la chance d'être dans la lumière . C'est aussi l'occasion pour les champions de ses disciplines de démontrer qu'ils existent, qu'ils travaillent autant que les autres mais avec beaucoup moins de moyens. 

    Pendant tout ce temps ils doutent, ils craignent la blessure, la méforme, la malchance . Pour eux chaque jour et chaque entrainement est une marche de plus vers leur destin . Et ce n'est qu'une fois tous les 4 ans qu'ils ont le droit de sortir de l'ombre.

    De plus bien souvent ils poursuivent des études parallèlement pour pouvoir assurer leur vie une fois leur carrière terminée.

    Alors lorsqu'ils montent sur le podium il faut les voir, à la fois heureux et émus, admirant le drapeau bleu-blanc-rouge se hissant au plus haut sur fond de Marseillaise.

    La joie est présente bien sur, mais aussi le souvenir des échecs, des moments ou l'on a failli tout abandonner, comme ici Charline Picon après son échec de Londres.

    Que dire aussi d' Emilie Andéol , qui a bien failli  se faire virer de l'INSEP en 2010, et qui est Championne Olympique aujourd'hui.

    Pour tout ça, ces champions aux moments de gloire plus rare méritent le respect.

    Et puis que c'est beau d'entendre La Marseillaise, et aussi de voir notre drapeau au plus haut, pour un instant purement positif. 


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  •  Terrorisme: "La France a peur".

    Souvenez-vous de ces grandes déclarations d'intention:

    La France doit continuer de vivre , on ne doit pas se coucher devant le terrorisme. Si l'on cède c'est le début de la fin,c'est signifier que nous avons peur , que nous renonçons, que bientôt ils auront gagner la bataille.

    Or, que se produit-il aujourd'hui dans notre pays? 

    On annule des événements un peu partout en France, à commencer par la grande braderie de Lille et ses plus de 2 millions de personnes qui viennent chaque année. 

    "La France a peur", disait en 1976 Roger Gicquel dans le JT de 20 heures à propos de l'affaire Patrick Henry.

    Si les propos du présentateur étaient pour le moins excessifs à l'époque, ils sont insuffisants dans la France de 2016 .De nos jours, il pourrait dire ,  "La France est terrorisée". 

    Et si elle ne l'est pas encore cela ne va pas tarder, la faute tout d'abord à un exécutif qui se contente de prendre quelques mesures qui ne sont en rien en rapport avec la situation dramatique dans laquelle nous sommes.

    On nous dit depuis plusieurs mois déjà que nous sommes en guerre mais quelles sont les décisions prises pour combattre?

    Lorsque notre Président nous déclare qu'il va intensifier les bombardements en Syrie, je ne crois pas que c'est le message qu'ont envie d'entendre les Français. Pour eux, c'est avant tout sur notre territoire qu'ils veulent voir qu'on intensifie la lutte .

    Plus de 230 victimes du terrorisme en 18 mois et que fait-on pour lutter contre cela?

    Rien ou si peu qu'on ne peut que sentir abandonnés par un pouvoir qui refuse de se comporter comme si nous étions en guerre .

    Etre en guerre veut dire poursuivre et harceler l'ennemi en permanence afin de vouloir le détruire. Or je n'ai pas le sentiment que c'est ce qui est fait actuellement.

    Chasser les fichiers "S" concernés par le terrorisme, surveiller ceux qui se rendent en permanence sur les sites islamistes, combattre les Imams qui tiennent un discours qui mettent en péril notre vivre ensemble et notre sécurité intérieure , voilà qui serait un début de solution.

    On va me dire que c'est ce que propose la droite .

    Très bien , mais venant d'une droite qui a pour chef de file un Sarkozy qui devait nous débarrasser de la racaille, et qui pour y parvenir a supprimé 12 000 postes de policiers et  des commissariats dans les banlieues, j'ai de sérieux doutes. De plus, sachant que c'est aussi lui qui a permis à ses amis du Qatar de s'implanter de plus en plus sur notre territoire. Une politique hélas poursuivie par son successeur.

    Plus grave, on a appris cette semaine par l’intermédiaire de Marianne, que l'ancien Président s'était rendu il y a peu en Arabie Saoudite afin de rendre visite au roi d'Arabie saoudite, Salmane Abdelaziz Al Saoud . Il y a notamment réaffirmé son intérêt pour l’islam de France, et le fait qu’il avait mis en place le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) du temps où il était ministre de l’Intérieur. Il y a aussi reparlé de son idée d’une union méditerranéenne mais aussi de soutien des positions de l’Arabie saoudite sur le dossier syrien.

    Pour toutes ces raisons, voilà bien le dernier homme dans ce pays à qui je ferais confiance pour nous débarrasser de l'islamisme. Je serais plutôt de ceux qui se demandent s'il n'est pas là pour leur faciliter la tache.

    Parmi les complices de ces fous de Dieu, on doit bien évidemment inclure les islamo-gauchistes, ces bien-pensants toujours prêts à minimiser les actes des criminels, ou alors à les mettre sur le compte des occidentaux et de leur politique impérialiste.

    Un peu comme si on avait excusé à Hitler d'avoir détruit l'Europe sous prétexte que les vainqueurs de 18 avaient humilié l'Allemagne. Voici ce qu'est devenu l'extrême gauche de 2016.

    Mais il faut dire qu'elle a toujours aimé défendre les causes perdues. Pendant plusieurs décennies, elle a ignoré de voir les crimes du communisme.

    Pourquoi ce besoin permanent de défende ce qu'il y a de plus horrible sur la planète à extrême gauche?

    C'est d'autant plus amusant, ou terrifiant , qu'aujourd'hui c'est à extrême droite qu'on trouve les adorateurs de la Russie de Poutine.

    Les extrêmes ne seraient-elles pas faites pour se rejoindre?

    Si le FN a longtemps voulu mettre dans le même panier la gauche socialiste et la droite classique avec son fameux UMPS. On peut également en faire de même avec le FN et le Front de Gauche.

    On comprend donc mieux pourquoi notre pays est dans un tel état de déliquescence moral avec une classe politique aussi médiocre.

    Selon les partis et les courants, on se rend compte que face à un ennemi de plus en plus violent nos hommes politiques font preuve soit de lâcheté, de complicité, de complaisance, d'aveuglement ou pire encore, de trahison.  

    Mais plus grave encore , la France n'est pas le seul pays à se comporter de la sorte.

    Il y a actuellement en Europe une femme dont on peut se demander si elle n'a pas perdu la raison tant son comportement pour son peuple peut sembler dangereux.

    Il s'agit bien sur d'Angela Merkel.

    En 2015, elle a accueilli 1 million  de migrants sur son sol. On a vu depuis les agressions de la Saint-Sylvestre mais aussi plusieurs attentats qui ont été l'oeuvre de ces nouveaux venus sur le sol allemand. Mais pour la Chancelière cela ne change rien.

    Elle a fermement rejeté  les appels à remettre en cause l’accueil des migrants dans son pays .Voici ce qu'elle a déclaré il y a peu de temps encore:Les djihadistes «veulent remettre en cause notre disposition à accueillir des gens en détresse. Nous nous y opposons fermement». «Nous allons y arriver» .

    On pourrait penser que cette femme a perdu la raison, qu'elle souhaite la mort de ses compatriotes, c'est tout du moins ce que tout être raisonnable serait en droit de penser.

    Mais la Chancelière n'agit que pour le patronat allemand, le peuple peut bien être victime des terroristes, elle s'en moque, seul compte pour elle l'intérêt des plus puissants.

    L'Allemagne a besoin de l’immigration pour pallier son taux extrêmement faible de natalité. De plus l'immigration est une chance pour le patronat , puisqu'il permet la baisse des salaires.

    Une étude parue en 2010 disait qu'une hausse de la proportion d’immigrés d’un point de pourcentage réduisait le salaire de 1,2% ».

    Une étude que ferait bien de regarder aussi l'extrême gauche toujours soucieuse de se battre pour une immigration de masse. 

    Finalement, cette femme que nos politiques et nos médias ont adulé au delà du raisonnable, pourrait bien être pour le peuple européen aussi destructrice qu'un de ces ces compatriotes, et tout cela pour faire plaisir au grand patronat allemand. 

    Face à tous ces néo-collabos du nouveau monstre qu'est le terrorisme islamiste, on aimerait rapidement voir se lever de nouveaux De Gaulle et Jean Moulin. 

     L' Europe a tant perdu l'habitude de la guerre sur son territoire qu'elle se trouve toutes les excuses pour éviter de mener le combat face à un ennemi qui a décidé de l'attaquer sur son sol. On allume des bougies, on dépose des fleurs, c'est fort respectable. Mais sera-ce suffisant pour faire reculer ceux qui sont chez nous et qui ont décidé de nous massacrer?

    J'ai de sérieux doutes, d'autant plus lorsque je vois glorifier le mari d'une victime qui ne veut en aucun cas s'en prendre aux assassins de son épouse.

    Mais heureusement qu’il reste encore quelques Résistants dans ce pays qui n’ont pas peur pour leur vie et qui sont là pour nous secouer.

    Bien sur, face à ce nouvel esprit Munichois qui prédomine en France et en Europe aujourd'hui, ce discours de vérité est assimilé au fascise.

    Mais ne vous leurrez pas, si par malheur les ennemis de Zineb El Rhazoui réussissaient dans leur tâche, les mêmes qui la critiquent aujourd'hui loueraient alors son courage et son engagement ....pour quelques jours.

    Pour ceux qui refusent toujours de voir la réalité en face, de nombreux algériens qui se sont réfugiés chez nous dans les années 90 , sont très inquiets de voir les changements radicaux qui se produisent aujourd'hui en France, et qui leur font terriblement rappeler ce qu'ils ont fui.


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  • Contrairement au Pape, et à certains médias, Zineb El Rhazoui est courageuse.

    Journaliste à Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui risque sa vie en étant une vraie Résistante face à la monstruosité islamiste.

    Voici sa lettre ouverte aux candidats au djihad:

    Avant ton grand départ, je voulais t’écrire comme on jette une bouteille à la mer, car je sais que tu ne lis pas. Je ne te connais pas, mais je sais beaucoup de choses sur toi. Je sais par exemple que tu n’es pas allé t’attabler ce matin avec ton Figaro Magazine sous le bras pour prendre ton café et saluer ceux de ton quartier. Tu me liras probablement en tapant djihad sur ton clavier, car c’est ainsi que tu procèdes. Ton moteur de recherche te proposera peut-être ma lettre parmi la longue liste de sites qui t’ont appris que le crime de masse était ton identité, que pour aimer ton Dieu, il fallait haïr les hommes.

    Ton identité supposée, celle que tu penses avoir perdue et qui t’a fait entreprendre cette quête, c’est aussi la mienne. Lorsque nous étions enfants, puisque nous avons le même âge, je m’étonnais que tu m’appelles "cousine" quand je venais du bled pour passer mes vacances en France. Je trouvais alors que tu avais beaucoup de chance de vivre ici. Tu avais des droits que je n’avais pas, tu allais à l’école républicaine pendant que je vomissais les cours de religion obligatoires. Tu faisais du sport, alors que le terrain de handball de mon collège était un vaste champ de boue, et que la moitié de mes camarades de classe avaient renoncé aux cours d’éducation physique parce qu’ils ne possédaient qu’une paire de sandales en plastique. Toi, tu venais frimer en été avec tes baskets dernier cri, tu te soignais gratuitement dans des hôpitaux équipés, alors que seuls les plus nantis parmi nous pouvaient se payer des médicaments. Aujourd’hui, tu prônes la médecine mahométane dans des conférences en France, pays de l’hôpital public, tu conseilles de se soigner au Coran, au miel et à l’urine de chameau. Demande à tes cousins du bled, ils ont déjà essayé, ça ne marche pas.

    Pourtant, tu te sentais exclu. Tu disais que tu n’avais pas eu les mêmes chances que les autres, et tu as oublié que nous, ceux du bled, n’avions jamais eu les mêmes chances que toi. Tu nous as donné beaucoup d’espérance, lorsque enfants, nous t’avons vu t’élever contre le racisme, revendiquer ton droit à l’égalité et à l’intégration. L’antiracisme est devenu un étendard d’espoir, nous avions alors cru à des lendemains républicains meilleurs, à une France qui serait enfin fière de sa diversité. Certains de tes "cousins" ont saisi l’air du temps, ils sont devenus fonctionnaires, enseignants, ministres, avocats ou policiers.

    Et toi, regarde-toi. Tu as fait de l’antiracisme non pas un combat pour l’universalité des droits, pour gommer les différences entre les citoyens d’un même pays, mais une petite lutte pour faire valoir ta portion congrue. A ta décharge, je reconnais que tu n’y serais jamais arrivé sans l’aide de certains politiques, pour qui l’antiracisme n’était qu’un slogan électoral. Ils ont fait de toi leur chasse-gardée, leur fonds de commerce. Ils t’ont expliqué que toi, né en France, tu étais différent et que tu le serais toujours, car c’est ainsi qu’ils te voient, pas moi. Moi qui fus ta cousine, je sais que tu n’es pas exclu ipso facto, mais que tu te complais dans cette posture pour mieux haïr. Ils t’ont appris que ce n’était pas la peine d’apprendre à l’école, car tu ne trouverais jamais de travail. Pendant ce temps, chaque jour, de nouveaux arrivants en France s’élevaient par le savoir. Ils t’ont ôté toute notion de mérite en te consacrant des quotas, convaincus que c’était le seul moyen pour toi d’intégrer les grandes écoles. Lorsque tu as sombré dans la petite criminalité, ils t’ont trouvé des excuses pour mieux s’attirer le vote de tes pères. Pas moi. Car je sais que si tous les hommes sont égaux en droits, ils le sont aussi en devoirs. Les politiques de ce pays t’ont expliqué que ta religion prônait la paix et l’amour, alors que ton imam t’expliquait qu’il fallait battre ta femme. Que dis-je? Tes femmes! Lorsque tu as arboré un accoutrement afghan pour revendiquer ton identité de Nord-Africain, ces mêmes politiques t’ont expliqué que tu avais le droit de te ridiculiser dans l’espace public, car il s’agissait de ta "culture". Moi, je sais que ce n’est pas l’habit qui fait l’Arabo-Berbère, l’Amazigh, qui dans la langue de Jugurtha, veut dire l’homme libre.

    Sais-tu au moins ce que le mot djihad veut dire avant d’y aller ? Toi qui baragouines l’arabe depuis que tu appliques à la lettre la foi de Mahomet ? Je gagerais que non. Ton arabe, celui que j’ai tété du sein de ma mère, ce dialecte que parlent tes parents et que tu n’as jamais appris, ne connaît pas ce mot. Tu n’as jamais eu à défendre tes droits en arabe. Tu n’as jamais eu à répondre à ton agresseur parce que tu es une femme, tu n’as pas eu à corrompre un fonctionnaire pour te délivrer ton acte de naissance, ni à expliquer à un policier ce que tu fais avec ta petite amie, ni à chanter les louanges d’un dictateur, ni à supplier à l’entrée d’un dispensaire pour que l’on daigne te soigner. Tes droits, tu les as toujours obtenus en français, et pourtant, tu hais cette patrie. Djihad veut dire effort, mais quel effort as-tu déjà fait avant de te résoudre à faire celui de la guerre? Ton islam à toi, celui que tu penses être ton identité retrouvée, n’est qu’une maladie mentale, une nécrose de la raison, une défaite de ton humanité.

    Lorsque tu cesseras de te faire passer pour une victime alors que tu es ton propre persécuteur, lorsque tu accepteras d’être enfin ton seul maître, et non le mercenaire et l’esclave d’une idéologie qui te méprise tout autant que ces politiques qui ont fait de toi le parent pauvre de la République, je pourrais te dire, moi ta lointaine "cousine" du bled, comment faire pour t’intégrer en France tout en retrouvant enfin ton identité. Pour l’y avoir étudiée, je pourrai te démontrer que ta langue, l’arabe, est remarquablement enseignée dans notre pays. Je t’apprendrai que Paris est la capitale de la culture arabe, celle qui n’a pas droit de cité sous les cieux de nos dictatures. Je t’emmènerai voir des spectacles d’artistes arabes qui ne peuvent plus se produire dans leur pays à cause de tes idéologues. Je te montrerai que la France est aussi la Mecque de ceux parmi nous qui défendent les droits humains dans des pays qui les violent allègrement. Si tu es encore parmi nous, tu verras qu’il est possible de renouer avec ton identité perdue, tout en étant plus français que jamais.


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  • Tour de France: Bardet, le coureur qui se moque de l'oreillette.

    Le Tour 2016 s'achève ce dimanche, et tout comme lors des plus sombres années ou il était dominé par Armstrong et son armada, Froome et son équipe Sky ont écrasé cette grande boucle dans un style qui n'a plus rien à voir avec le vélo que nous avons connu et aimé.

    Comme il est triste de voir ces grandes étapes de Montagne totalement escamotées, ne débutant réellement que dans les 4 ou 5 kms de la dernière montée. Elle est si loin l'époque ou l'on attaquait à 2 ou 3 cols de l'arrivée, ou l'on prenait un maximum de risques dans les descentes pour creuser les écarts au général .

    La victoire de Romain Bardet dans l'étape qui menait à Saint-Gervais Mont-Blanc devrait d'ailleurs interroger les décideurs sur les dérives de ce cyclisme moderne robotisé et sur un retour possible à un autre bien plus humain. Ce que lui et son directeur sportif ont déclaré  à l'issue de cette étape peut paraître anodin, mais cela est essentiel pour que ce sport retrouve un peu de sa noblesse .

    Voici la déclaration du coureur: «C'est le vélo à l'instinct, rien n'était prémédité. Avant la descente, Mika (Chérel) m’a dit "Suis-moi, on peut faire un gros coup", j’ai répondu "T’es mes yeux je prends ta roue je te fais confiance»" même si on nous disait le contraire dans l’oreillette ».

    Quant au directeur sportif d'AG2R La Mondiale Julien Jurdie, il a dit : "On leur avait dit de prendre le minimum de risques. Ils ne nous ont pas écouté et ils ont eu raison de ne pas nous écouter. On avait tellement peur de cette chute et eux ils descendaient plein pétrole" .

    A l'heure ou l'on voit tous ces coureurs avec leur oreillettes à l'écoute des directeurs sportifs, ne sachant ou et quand accélérer, qu'il est sain de voir des champions désobéir à leurs chefs et en tirer un avantage au classement.

    Et enfin on avait du spectacle sur le Tour. Un Froome qui était obligé de prendre des risques, d'autres qui allaient craquer très vite dans la dernière montée, à cause, ou grâce, à cette prise de risques du coureur français.

    Oui, on voit que le cyclisme peut redevenir spectaculaire pour peu que l'on y réfléchisse un minimum. 

    Pour redonner de la folie au Tour de France, à la compétition cycliste en générale, il serait nécessaire de supprimer les oreillettes et tous les paramètres dont bénéficient les coureurs afin de mieux gérer leurs efforts.

    A se demander s'il ne faudrait pas aller plus loin en supprimant aussi les directeurs sportifs dans les courses, ne laissant sur la route que des voitures assistantes pour dépanner le coureur en cas de crevaison ou d'incident mécanique.

    On verrait enfin de grandes courses avec de plus grands écarts à l'arrivée. La prise de risques des leaders deviendrait plus importante avec pour conséquence première bien plus de défaillances physiques.

    Et qu'on ne me dise pas que cela obligerait le coureur à se doper. Il suffit de voir une seule formation mettre la main mise sur la course à l'image d'un Armstrong à son époque, ou des Sky aujourd'hui, pour comprendre qu'une telle domination de la part d'un seul groupe ne peut qu'être suspecte.

    On a vu avec l'offensive de Cherel et Bardet que c'est lorsque les coureurs ne respectent plus les consignes frileuses des directeurs sportifs que la course devient plus passionnante et plus folle, que les champions font les plus gros écarts, que les adversaires ne savent plus trop comment se comporter. Enlevez-nous oreillettes et autres compteurs, limitez au maximum le rôle des directeurs sportifs, et nous aurons enfin de grandes étapes digne de celles qui ont fait l'histoire du Tour de France.

    Alors Messieurs de l'U.C.I, on continue avec les robots et leurs gadgets ou l'on revient à un cyclisme à visage plus humain?


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