• L'antinazisme bien frileux du cinéma américain d'avant guerre.

    Bien sur le cinéma hollywoodien a participé à sa manière à la seconde guerre mondiale en produisant beaucoup de films à partir du moment ou les USA sont entrés en dans le conflit, suite à l'attaque de Pearl Harbour, le 7 décembre 1941.

    Mais auparavant, qu'en était-il de l'attitude de l'industrie du cinéma américain face à l'Allemagne nazie?

    Voici quelques articles qui en disent longs.

    http://www.lefigaro.fr/scope/articles-enquete/2008/11/19/08002-20081119ARTFIG00767-annees-la-warner-s-en-va-t-en-guerre-.php

    https://www.humanite.fr/comment-hollywood-sest-compromis-avec-le-regime-nazi-565970

    https://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/Hitler-et-Hollywood-histoire-d-une-collaboration-2014-10-08-1218231

    Il faut dire que parmi les hommes politiques et les élites du pays, tels que Charles Lindbergh ou Henry Ford, on trouvait beaucoup d'admirateurs du régime nazi aux USA dans les années 30.

    Malgré cela, quelques productions ont osé défier cette complicité honteuse..

    Je commencerais par des films que je n'ai pas vu.

    "Les Aveux d'un espion nazi" (1939) de  Anatole Litvak 

    En 1938, la Fédération germano-américaine recrute de plus en plus de membres. Des espions sont parmi eux. Réalisé par Anatole Litvak, qui a fui l'Allemagne quelques années plus tôt, le film est l'un des premiers tourné en Amérique et destiné à persuader une Amérique encore neutre du fanatisme et du danger représenté par les nazis y compris en dehors d'Europe. Il est basé sur des dossiers du FBI et comporte au moins trois aspects : documentaire, propagandiste et scénarisé avec une histoire assez complexe d'infiltration de sympathisants nazis dans les rouages de la société américaine. Cette dernière partie est excellemment menée avec un Edward G. Robinson très convaincant.

    "Agent Double" de Lloyd Bacon (1939).

    Contrairement à beaucoup d'autres mélodrames d'espionnage antérieurs à la Seconde Guerre mondiale, Espionage Agent identifie clairement les méchants comme étant des Allemands. Joel McCrea joue Barry Corvall, le fils d'un diplomate américain récemment décédé. En embarquant dans un train à destination de Berlin, Corvall tente de glisser une mallette bourrée de documents prouvant que les nazis ont infiltré des centres industriels vitaux aux États-Unis. Il est aidé par Brenda Ballard (Brenda Marshall), dont le comportement suggère parfois qu'elle n'est peut-être pas si digne de confiance. Selon la machine publicitaire de Warner Bros., le scénario de Warren Duff était basé sur des événements réels. Immédiatement après les confessions d'un espion nazi du studio, l'agent d'espionnage indiquait assez que Warners avait déclaré la guerre à l'Allemagne bien avant que le président Roosevelt ne l'ait officiellement officialisée.

    "Hitler - Beast of Berlin" (1939) de Sam Newfield .

    À la fin des années 1930, Adolf Hitler avait de nombreux partisans aux États-Unis . Ainsi, lorsque des films comme celui-ci  se sont affrontés contre Hitler, la controverse a été considérable. Initialement intitulé Hitler: La Bête de Berlin, il a été interdit pendant un certain temps. La force du film original pourrait ne jamais être connue car plusieurs scènes clés ont été piratées afin de le rendre moins offensant et donc prêt à être distribué. Depuis lors, le film original a été perdu. Bien qu’il s’agisse essentiellement d’une chronique de l’Allemagne nazie, l’histoire est centrée sur quelques courageux opposants clandestins du régime fasciste qui propagent discrètement la propagande antinazie et conspirent pour renverser le gouvernement. Les dernières parties du film traitent des terribles camps de concentration et de la terrible tentative du héros de s'enfuir en Suisse.

    "The Man I Married" (1940) de Irving Pichel

    Peu avant la Seconde Guerre mondiale, une américaine se rend avec son mari d’origine allemande en vacances en Allemagne. Elle découvre un pays enflammé par la propagande nazie… Produit par Darryl Zanuck, The Man I Married est un film destiné à faire prendre conscience du risque que faisait peser l’Allemagne nazie sur le monde. Tourné au printemps 1940, soit peu après le début de la guerre, le film place son action en 1938 car il se concentre plus sur l’endoctrinement et la fanatisation d’un peuple que sur la guerre proprement-dite. On peut noter quelques images réelles de rassemblements nazis. Le film évoque en outre l’enrôlement de force des autrichiens dans les usines et les camps de concentration. The Man I Married a visiblement été produit rapidement mais il est intelligemment construit et bien fait. L’histoire est simple mais efficace. Le film est facile d’abord et, donc, a du avoir une certaine efficacité. Le discours sous-jacent est étonnamment lucide et clairvoyant.

    Voici maintenant des films que j'ai vu.

    On débute avec une exception, un film britannique, mais lorsqu'on voit qui est le réalisateur, on ne peut l'ignorer.

    "Une Femme disparaît" (1938) d'Alfred Hitchcock.

    "Une Femme disparaît" est l'un des chefs-d'œuvre de la période anglaise d'Hitchcock. L'une de ses nombreuses qualités est de parvenir au parfait dosage entre la gravité du propos et son traitement très léger et second degré. Hitchcock a fait beaucoup plus de films politiques qu'on le croit et "Une Femme disparaît" en est la preuve. Datant de 1939, il est sans aucun doute possible un film antinazi par le biais duquel le réalisateur veut faire comprendre aux anglais qu'ils ne peuvent pas et ne doivent pas tenter de parlementer avec Hitler. On peut même aller plus loin en disant qu'il défend l'idée d'une entrée en guerre contre l'Allemagne. Ainsi, à l'avocat anglais qui se déclare pacifiste, on réplique que les premiers chrétiens l'étaient aussi. Et celui-ci est présenté durant tout le film comme un lâche qui donc refuse le combat mais également de divorcer pour épouser sa maîtresse avec qui il est alors en voyage de peur du scandale et des retombées négatives sur sa carrière. On retrouve également ici un motif récurrent des films du maître du suspense, à savoir qu'il ne faut jamais se fier aux apparences. Entre une religieuse qui portent des talons hauts, une gentille gouvernante qui est une espionne et un italien à l'air un peu idiot qui est en fait un grand magicien, personne n'est se qu'il prétend être. Mais comme dit plus haut, "Une Femme disparaît" est dans sa forme très léger et drôle. On pense bien sur aux deux anglais qui, alors que l'Europe est au bord de la guerre, ne pensent qu'à rentrer à tant pour assister à un match de cricket mais qui jouent de malchance et sont notamment obligés, à l'hôtel, de partager une chambre, un bout de fromage en guise de dîner et même un pyjama ! On est alors proche du genre burlesque. Mais on retient également les échanges délicieux entre Margaret Lockwood et Michael Redgrave, impeccables. "Une Femme disparaît" est donc au final un film hautement politique caché derrière l'image d'un brillant jeu de piste dans lequel les intérêts des personnages ne cessent d'interférer.

    "3 camarades" (1938) de Frank Borzage.

    Un roman d'Erich Maria Remarque, un scénario cosigné par Francis Scott Fitzgerald, un film produit par Joseph L. Mankiewicz et réalisé par Frank Borzage... Quelle carte de visite ! Le résultat ne déçoit pas. Ils ne sont pas si nombreux les films qui traitent conjointement et habilement de l'amitié et de l'amour, sans tomber dans le sentimentalisme. Ces trois camarades (qui sont en fait quatre avec la jeune femme) sont liés par des sentiments très purs. Il se dégage de cette relation une belle harmonie sensible, naturelle, touchante. Tourné en 1938, en pleine montée en puissance d'Hitler, ce film est aussi un témoignage juste et dramatique sur l'Allemagne d'alors, son climat délétère, sa violence prête à exploser. Pas si courant à l'époque. Autant de raisons pour découvrir et apprécier ce beau mélo historique.

     

     

    Si 3 camarades traite du nazisme en filigrane, on continu avec une autre oeuvre de Frank Borzage, bien plus engagé sur le sujet.

    "The Mortal Storm"(1940) de Frank Borzage.

    Les films hollywoodiens qui ont dénoncé le Nazisme comme une force absolue du mal à éradiquer, ce n'était pas fréquent à une époque où les États-Unis n'étaient pas encore entrées dans le second conflit mondial mais il y en avait déjà quelques-uns. Et un film qui dénonce le nazisme en y expliquant ses mécanismes diaboliques, c'était exceptionnel. Pour résumé, avec tout le lyrisme et l'humanisme qu'on lui connait, Frank Borzage nous montre comment une idéologie néfaste détruit les hommes, tous les hommes, ceux qui sont contre, ceux qui le subissent par la peur, et ceux qui en sont atteints, avec une subtilité et une lucidité que très peu de films de la même période avaient. Un grand Borzage.

    The Mortal Storm a cette inestimable particularité d'être un film américain anti-nazi sorti avant l'attaque de la base de Pearl Harbour, soit avant la déclaration de guerre des Etats-Unis contre l'Axe. Frank Borzage fait preuve d'une lucidité écrasante face à la doctrine inhumaine véhiculée par l'Allemagne hitlérienne des années trente : le brave professeur (non aryen) que tout le monde honorait avec respect se retrouve du jour au lendemain au banc de la société, objet de tous les mépris et toutes les avanies. Nul ne doit se montrer sympathisant des exclus, sous peine d'être exclu soi-même : c'est le cas du personnage toujours probe de James Stewart, allant jusqu'à se faire tabasser par des SA haineux. La scène finale, qui dévoile un Robert Stack reconverti, est d'une sublime subtilité. Le film a certes légèrement vieilli - les décors et miniatures de paysage en carton sont assez naïfs, la poursuite en ski n'impressionne plus personne -, mais le propos pacifique lui donne une supériorité sur de nombreux films de l'époque : sous l'apparence d'une banale mais lumineuse histoire d'un Roméo et d'une Juliette qui se découvrent un amour réciproque, Borzage décrit la petite Allemagne perdue au fond des montagnes, une région perdue mais qui n'échappe pas à la montée de la haine et de la violence meurtrière du nazisme.

     

    "Correspondant 17" (1940) d'Alfred Hitchcock.

    Le second film américain du maître du suspense, après le sublime Rebecca, est un véritable film anti-nazi.

    Si dans le fond, on peut y voir les prémices de la guerre et la vision d'une Amérique peu concernée qui se moque de ce qui se passe en Europe via son personnage principal.

    C'est un film qui incite les américains à être actifs et concernés par la Seconde Guerre mondiale. Hitchcock livre un passionnant thriller sur fond d'espionnage où suspense, tension, action, charme et humour sont au rendez-vous.

    Chasse à l'homme (1941) de Fritz Lang

    Dans un entretien paru dans le New York Word Telegrame du 11 juin 1941, Lang déclarait : "Man Hunt n'est pas un film de propagande -le public n'aime pas la propagande mais des choses intelligentes - mais un film d'aventures sur un arrière plan de nazisme, avec la Gestapo dans le rôle des chasseurs".

    On y trouve cependant un réquisitoire implacable contre les nazis, assassins pratiquant la torture et débarquant à Londres telle la peste. Le plan final de Thornidke sautant en parachute, carabine à la main, bien décidé à en découdre est un appel sans équivoque à la mobilisation.

    Fidèle à ses thèmes plastiques, Lang oppose la ville anglaise civilisée à ses bas fonds, tunnels et souterrains dans lesquels se complaît l'espion. Remarquable utilisation de la broche de Jenny qui sert de pointe de flèche pour défendre Thorndike.

    "Le Dictateur" (1940) de Charles Chaplin.

    On termine avec le chef-d'oeuvre du genre.

    Chaplin est un génie , on ne le répétera jamais assez. La poésie que le muet dégageait est toujours présente ici.La naïveté de son personnage, la musique, le comique,  le dialogue, tout est parfait .

    Et Paulette Goddard interprète son rôle à la perfection.

    Encore une fois, "Le dictateur", comme la majorité des Chaplin, est un hymne à l'humain contre l'inhumain.

    "Le dictateur", à l'instar de beaucoup de Chaplin, est bien sûr un film politique engagé, sorti en 1940.

    Je finirai sur le discours prononcé à la toute fin du film qui reste  une des allocutions les plus touchantes jamais prononcées sur grand écran. Chaplin regarde directement la caméra, et s'enflamme sur des thèmes ultra universels qui, de par leur simplicité, leur évidence, leur universalité, nous touchent de plein fouet. 


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  • Victor Hugo en 2 grands films.

    Le célèbre écrivain a été adapté de multiples fois au cinéma, pour le pire et le meilleur.

    Ce soir je vous réserve deux versions admirables de "Notre Dame de Paris" et de "Les Misérables" . 

    Voici donc....

    "Quasimodo" ( The Hunchback of Notre Dame) de William Dieterle (1939). 

    Victor Hugo en 2 grands films.

    C'est il y a bien longtemps que j'ai découvert la version cinématographique du "Notre Dame de Paris" de Jean Delannoy (1956), avec  Anthony Quinn et la sublime Gina Lollobrigida , et honnêtement, elle ne m'a jamais emballé.

    Mais il y a quelques années j'ai découvert le ""Quasimodo" de William Dieterle, et j'ai trouvé ce film bien meilleur .

    Le Paris moyenâgeux, son atmosphère,  le grouillement de ses foules, l’exubérance et l’effervescence de ses fêtes populaires barbares, tout ceci est admirablement bien reconstituée.

    Victor Hugo en 2 grands films.

     A noter également la qualité des jeux de lumières.

    Après avoir tourné son premier grand rôle sous les ordres d'Alfred Hitchcock dans "La Taverne de la Jamaïque" (déjà avec Charles Laughton), c'est une jeune actrice de 19 ans, Maureen O'Hara, qui incarne magistralement le rôle d'Esmeralda.

    La rousse irlandaise deviendra par la suite l’actrice préférée de John Ford, tournant à 4 reprises sous ses ordres ( "L'Homme tranquille" , " Rio Grande", "Qu'elle était verte ma vallée" et "L'aigle vole au soleil")

    Dans le rôle d'un Casimodo bouleversant, on retrouve le génial  Charles Laughton, et dans celui du sinistre juge Jean Frollo, le grand acteur shakespearien Cedric Hardwicke.

    Victor Hugo en 2 grands films.

    Maintenant voici...

    "Les Misérables" de Raymond Bernard (1934).

    De très loin, la meilleure version cinématographique du roman de Victor Hugo.

    L'oeuvre de Victor Hugo a été adapté à de multiples reprises au cinéma, mais si l'on doit n'en retenir qu'une seule, c'est bien celle de Raymond Bernard en 1934 .

    Tout d'abord, elle a bénéficié d’un budget très important pour l'époque, un budget fort bien utilisé lorsqu'on voit le résultat final.

    Ce film  est magnifique, il contient de lyrisme qui convient parfaitement à la puissance humaniste et mélodramatique de l’histoire imaginée par Victor Hugo. L'oeuvre est divisée en trois longs métrages, exploités séparément mais simultanément. "Une tempête sous un crâne", "Les Thénardier" et "Liberté, liberté chérie". Ce qui en fait la plus longue (4heures 50) des adaptations mais aussi la plus fidèle.

    Victor Hugo en 2 grands films.

     

    Le film connaîtra un succès considérable lors de sa sortie en 1934.

    C'est un monumental Harry Baur qui interprète un Jean Valjean émouvant et humble, qui cherchera toute sa vie durant la rédemption pour ses fautes passées.Il y a Charles Vanel qui joue Javert, traquant sans répit l'ancien forçat que fut Valjean, Gaby Triquet et Josseline Gaël interprétant respectivement Cosette enfant et adulte qui ont cette part de fragilité bouleversante. Et tant d'autres ; Jean Servais, et bien évidemment Charles Dulin & Marguerite Moreno (les Thenardier).

    La mise en scène est remarquable.

    Victor Hugo en 2 grands films.

    Les scènes de barricades, celle ou Cosette va chercher de l'eau, le basculement de la caméra, comme pour montrer que ce monde-là est déjà déséquilibré. Le monde des puissants, contre celui qui souffre.

    Même si l'on a vu d'autres versions des Misérables auparavant, on ne peut qu'être bouleversé  par cette adaptation cinématographique.


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  • Clara Lucciani, bienvenue Mademoiselle.

    C'est l'été dernier que j'ai entendu pour la première fois Clara Luciani, sur la radio OUI FM qui passait en boucle le morceau

    "La grenade".

     

    Depuis la jeune femme a été récompensé aux Victoires de la Musique dans la catégorie

    "Révélation scène".

     


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  • "Le Vent de la Liberté" de Michael Bully Herbig. Une histoire vraie incroyable.

    L'histoire: 1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest. Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière. Une histoire incroyable. Une histoire vraie.

     

    L'un des meilleurs films que j'ai vu depuis le début de l'année est allemand. C'est assez rare pour mériter d'être souligner.

    Quand la réalité dépasse la fiction. Lorsque j'ai lu le sujet de ce film la semaine dernière, je me suis  vaguement souvenu de cette histoire. Mais je ne me doutais pas à quel point elle pouvait donner un film à l'ambiance aussi oppressante . 

    Même si la réalisation est classique, elle réussit à maintenir un suspense haletant et une tension permanente, qui ne fait que s’amplifier lorsque l'étau se resserre autour des "héros" . Malgré sa durée, plus de deux heures, on ne s'ennuie pas un instant.

     On voit aussi à quel point il pouvait être difficile de vive en Allemagne de l'Est lorsqu'on pensait quelque peu différemment. Bien sur on nous montre la trop célèbre Stasi sous son vrai visage. 

    Et puis cette idée folle de ballon, c'est tellement incroyable.

    Le réalisateur a déclaré à propos de son film : "Je cherchais un sujet pour un thriller. J'étais un grand fan d'Alfred Hitchcock, un grand fan de thriller, un genre qui, dans le cinéma allemand, n'existe pas vraiment. Ensuite, c'est une histoire allemande, je pensais qu'il fallait la raconter d'un point de vue allemand. Pour préparer Le Vent de la liberté, j'ai regardé la version américaine, mais je ne m'en suis pas servi comme référence. J'ai regardé pas mal de films d'évasion, dont notamment Le Fugitif avec Harrison Ford. Tommy Lee Jones a d'ailleurs particulièrement inspiré le personnage de l'officier."

    Pour en savoir plus:

    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/libres-comme-l-air-direction-la-rfa_824911.html


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  • Mes 3 meilleurs films de ce début d'année.

    Avec l'age, je m'éloigne de plus en plus de tout ce qu'il y a de moche dans ce monde.

    La classe politique, les infos, les gilets jaunes devant et bruns et rouges derrière, j'en passe et des pires.

    Adieu à tout cela!

    Et puis je suis de plus en plus occupé par ailleurs. 

    Peut-être un billet sur ce sujet un jour, mais il y a un temps pour tout.

    Et aujourd'hui c'est le temps du cinéma, avec mes 3 films préférés de ce début d'année.

    On commence avec "Vice" de Adam McKay .

    L'histoire:

    Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l'homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd'hui…

    Bien sur c'est un très bon film, mais je ne serais pas aussi élogieux que de nombreux médias .

    Parmi les découvertes intéressantes lors de ce film. Le rôle très important qu'a joué  son épouse, Lynne. Il y a aussi l'utilisation du 11 septembre pour arriver à ses fins, ce qui peut interroger .

     Mais "Vice" est un peu trop axé sur l'ascension de Cheney en passant un peu trop vite sur son rôle de vice-président. On peut reprocher aussi à cet oeuvre son manichéisme. Pas la moindre petite qualité chez cet homme si ce n'est  sa relation avec sa fille lesbienne. 

    "Grâce à Dieu" de François Ozon .

    L'histoire:

    Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi.

    Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne.

    Peu ce choses à dire si ce n'est qu'il s'agit d'un très grand film.

    A voir absolument. De plus tous les acteurs sont excellents, y compris les seconds rôles.

     

    "Green Book : Sur les routes du sud." de Peter Farrelly

    L'histoire:

    En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

    Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune.

    A la fois drôle et très intelligent. Pas un chef-d'oeuvre, mais un très bon film.

    Mon favori pour les Oscars. Il faut dire qu'il y a peu de très bons films en course cette année.

    A se demander si les films en course pour les Césars 2019 n'étaient pas d'un niveau d'ensemble supérieur? Si l'on excepte le médiocre western de Jacques Audiard bien sur.

    Mais quoi qu'il fasse, c'est un chef-d'oeuvre. Un grand mystère pour moi.

    Terminons en musique.

     


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