• Lundi en musique

    Tout d'abord on commence avec une mauvaise nouvelle, le décès de Walter Becker, l'un des deux membres  du groupe Steely Dan.

    Avec son ami Donald Fagen ils ont vendu quelques 40 millions d'albums depuis les années 70.

    Le duo, d'une musique que l'on classera dans le jazz-rock, avait du renoncer à une tournée qui devait passer par l'Europe cet automne.

    On enchaîne avec du bien vivant, Nathaniel Rateliff & The Night Sweats .

    Voici ce qu'en disent les Inrocks.

    http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/nathaniel-rateliff-the-night-sweats/

    Cela me fait penser à l'un de mes albums préférés des années 90 d'un groupe qui s'appelait "Motherstation". Eus aussi nous replongeait dans les années 70.

    Ne cherchez pas, ce groupe n'a produit qu'un seul et unique disque. Mais quelle merveille.

    Voici plus de 6mn de pur bonheur.

    Dans un tout autre genre, mais que c'était bien.

    Terminons en douceur

    Bonne nuit les amis.


    votre commentaire
  • Steve Earle, le mouton noir de la country.

    Steve Earle est né en Virginie le 17 janvier 1955, et grandit près de San Antonio, au Texas. Influencé par deux oncles guitaristes, il abandonne ses études et prend la route avec l'un d'eux, Nick Fain. Il se retrouve très vite dans la cité de la musique country traditionnelle, Nashville .

    Steve Earle fait la tournée des bars, revient au Texas et se trouve un groupe, The Dukes, puis repart pour Nashville en 1981 . Enrôlé par le label Epic, Steve Earle voit son premier album, " Guitar Town", sorti en 1986, se transformer en succès, notamment avec le morceau « Goodbye's All We've Got Left ».

    Son troisième album, "Copperhead Road" (disque d'or en 1988), plus rock, ne fait qu'accentuer le caractère particulier d'Earle dans la monde de la country. Avec des chansons très engagées, une absence totale de compromission et une addiction aux drogues dures, Earle est loin de l'image un peu lisse que l'on a parfois de cette musique .

    Apprécié des amateurs du monde du rock et de la country, il connaît de nombreux problèmes avec la loi qui le conduisent en prison puis à une cure de désintoxication.

    Après l'album "The Hard Way" en 1990; entre ses gros soucis avec la drogue et ceux avec sa maison de disque il doit patienter 5 ans avant de pouvoir enregistrer un nouvel album studio, l'acoustique "Train A Comin" (1995) . Il signe avec Warner Bros.

    En 1996 Earle trouve le bon dosage entre le rock, le blues et la country dans  "I Feel Alright".

    Un excellent disque.

    L'année suivante sort, "El Corazón", un très grand album. 

    Depuis Earle continue de nous offrir à un rythme très régulier des albums de qualité et de nombreux morceaux qui vous claquent à la figure comme la pluie par un soir de grand vent. Un bon moyen de vous garder éveiller dans ce monde malade.

    J'aimerais terminer avec ce morceau de 2002. 

    http://lecanalauditif.ca/steve-earle-dukes-terraplane/


    votre commentaire
  • Son album précédent, "Honeymoon", m'avait laissé perplexe.

    Est-ce que la belle aurait perdu une partie de son talent?

    N'aurait-elle plus la flamme créatrice?

    On a la réponse avec ce nouvel album un brin plus optimiste que les précédents.

    Toujours à la recherche de nouveaux sons, des duos plus ou moins surprenants avec The Weeknd , A$AP Rocky, Sean Ono Lennon ou encore Stevie Nicks . 

    Parmi les 16 morceaux d'un total de 75 minutes, chacun y trouvera son bonheur.

    Bien sur,les quelques morceaux ou figurent des influences hip-hop ne sont pas mes préférés, mais le reste est si réussi que je ne peux faire la fine bouche.

    On pourra aussi lui reprocher ce besoin absurde d'avoir eu recours à la chirurgie esthétique.

    Critiquée pour avoir eu trop de succès avec Born To d Die, mais aussi parce-qu’on ne peut avoir du talent et être belle à la fois, Lana Del Rey nous démontre qu'elle est bien l'artiste féminine musicale la plus talentueuse de ce début de siècle. 

     

    Malheureusement, on ne trouve que peu de vidéos sur youtube de cet album pour le moment.

    En bonus la version symphonique de "13 beaches", l'une des plus belles compositions de ce disque.

     


    votre commentaire
  • "Djam" de  Tony Gatlif. Le film qui vous fera aimer la Grèce.

    Djam, une jeune femme grecque, est envoyée à Istanbul par son oncle Kakourgos, un ancien marin passionné de Rébétiko, pour trouver la pièce rare qui réparera leur bateau. Elle y rencontre Avril, une française de dix-neuf ans, seule et sans argent, venue en Turquie pour être bénévole auprès des réfugiés. Djam, généreuse, insolente, imprévisible et libre la prend alors sous son aile . Un voyage fait de rencontres, de musique, de partage et d’espoir.

    Ce road-movie féminin ne peut que nous faire prendre fait et cause pour le peuple grec face au FMI, Wolfgang Schäuble et tous les banquiers de la terre.

    Nous sommes dans une Grèce authentique  rongée par la crise dans laquelle subsiste malgré tout la liberté et la générosité.

    La musique rebetiko sert de support à ce film pour notre plus grand bonheur. Ce courant traditionnel  est né dans les bas-fonds d’Athènes de Grecs qui avaient été chassés de Turquie en 1922. 

    Le film est traversé de chants, de rythmes et de danses. Lors du périple des deux jeunes filles, on a le sentiment que c’est tout un peuple qui se passionne pour le chant. C'est aussi pour eux un moyen de retrouver la dignité alors qu'ils ont tout perdu.

    On découvre aussi quelques scènes tériblement bouleversantes, comme celle dans un café de cet homme au visage détourné avec les larmes qui coulent sur sa joue, alors que derrière lui surgissent les instruments et les chants . 

    Quel choc aussi lorsqu'on découvre  tous ces bateaux échoués et ces milliers de gilets de sauvetage entassés sur les bords de la mer, symbole terrible de tous les migrants qui sont passés par là.

    Et puis que dire de Daphné Patakia qui incarne à la perfection cette jeune Djam.On en vient à penser que sans elle le film perdrait de sa valeur, et qu'il aurait été difficile à Tony Gatlif de trouver une autre actrice capable d'interpréter un tel rôle. D'ailleurs il suffit de voir comment le réalisateur la filme pour comprendre que lui aussi est tombé sous le charme de son interprète.

    Et puis il y a cette scène digne de Steinbeick ou Djam nous montre que rien n'a changé depuis les années 30.

    Djam est un film à voir pour son actrice et son rôle, pour sa grande richesse musicale, pour sa gravité, mais aussi et surtout pour son humanité et sa générosité, ce que toutes les taxes du monde ne pourront jamais enlever au peuple grec.


    votre commentaire
  • "Que Dios Nos Perdone" de Rodrigo Sorogoyen . Le polar espagnol au sommet.

    L'histoire:

    Lors de l’été 2011, une effervescence inédite règne à Madrid : la capitale espagnole voit l’émergence du mouvement des Indignés et s’apprête à accueillir le pape Benoît XVI pour les Journées mondiales de la jeunesse . C'est dans ce contexte agité que deux inspecteurs très particuliers prennent en charge le meurtre d’une vieille dame en plein centre-ville, dont très vite ils découvrent qu’elle a été violée. Alfaro et Velarde doivent bientôt faire face à une série d’assassinats qui suivent toujours le même scénario .

    Voici la critique du Nouvel Obs avec laquelle on ne peut qu'être d'accord:

    "Après "la Isla minima" d'Alberto Rodríguez et "la Colère d'un homme patient" de Raúl Arévalo, voici un nouveau polar ibérique d'exception."

     

    Tout d'abord, le réalisateur Rodrigo Sorogoyen  nous dresse un tableau très sombre des hommes, criminels ou policiers.

    Quant au scénario, quoi qu'il puisse paraître très classique, par le comportement des hommes, et l’ambiance du moment, nous sommes rapidement plongés dans un polar bien particulier.

    Rodrigo Sorogoyen y ajoute la dimension politique, avec cette effervescence madrilène des années 2010, avec d'un coté "les indignés" qui ne croit plus aux pouvoirs publics, et de l'autre ceux qui se réfugient dans la foi avec la visite opportune d’un Benoît XVI adulé.

    Des références au Psychose d’Alfred Hitchcock , au "Seven" ou au "Zodiac" de Fincher, ou encore à l'oeuvre de Scorsese, voici un peu ce qu'on peut lire dans certaines critiques à propos de ce grand polar espagnol. Le film de l'été à mon avis .

    Un film de plus de deux heures qui ne vous lâche pas une seconde. Et puis bien sur, un duo d'acteurs au sommet pour interpréter ces deux flics bien cabossés. 


    votre commentaire