• Dark Waters de Todd Haynes. Enfin un grand film en 2020.

    L'histoire: 

    Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Interpellé par un paysan, voisin de sa grand-mère, il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région.

    Malgré un petit air de déjà-vu, Dark Waters se révèle être un film utile.

    On comprend que face à des monstres industriels qui n'ont que pour but de gagner  toujours plus d'argent, nous ne sommes rien. Pour eux notre vie n'a aucune valeur.

    Quand l'acteur  et coproducteur  Mark Ruffalo, qui a découvert cette histoire il y a trois ans en lisant un article sur le sujet, a proposé à Todd Haynes de mettre en scène Dark Waters, le réalisateur de Carol et du Musée des merveilles s’est laissé entraîner par l’enthousiasme de l’acteur. « J’étais tellement sidéré par l’ampleur du scandale provoqué par la pollution que cause la compagnie DuPont que j’ai signé tout de suite ».

     « J’ignorais que les dégâts étaient aussi importants et que cela dure depuis les années 1950, avoue le cinéaste. Comment ne pas se sentir concerné par ce problème qui touche à l’environnement et à la santé publique ? »

    Dark Waters de Todd Haynes. Enfin un grand film en 2020.

    Dans ce réquisitoire haletant tiré d'une histoire vraie , le cinéaste nous tient en haleine durant tout le film grâce a de multiples séquences bien documentées et quelques scènes très fortes.

    Mark Ruffalo, cet acteur remarquable, est excellent, et il est très bien entourée,notamment par Anne Hathaway et Tim Robbins.


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  • "1917" de Sam Mendes. Affligeant!

    L'histoire:

    Pris dans la tourmente de la Première Guerre Mondiale, Schofield et Blake, deux jeunes soldats britanniques, se voient assigner une mission à proprement parler impossible. Porteurs d’un message qui pourrait empêcher une attaque dévastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frère de Blake, ils se lancent dans une véritable course contre la montre, derrière les lignes ennemies.

    On nous loue en permanence la prouesse technique de Sam Mendes .

    Et à par ça?

    Et bien c'est le grand vide.

    Et dire que certains critiques ont osé écrire dans la presse qu'il s'agissait du meilleur film de guerre de tous les temps .

    A se demander si ce n'est pas une blague.

    Gabin disait que pour faire un bon film il faut primo un bon scénario, secondo un bon scénario, et pour terminer un bon scénario.

    Bien sur cela ne suffit pas toujours, mais sans un bon scénario il est difficile de faire un très bon film. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le scénario de 1917 est d'une grande pauvreté .

    De plus, on ne croit à rien dans cette histoire. 

    Des scènes invraisemblables en pagaille (des rapides et des chutes d'eaux dans cette région de France, la scène du pilote allemand, le lait etc...). D'autres qui n'ont pas le moindre intérêt comme la rencontre avec la jeune française. 

    Et les dialogues sont d'une platitude sans nom. Le résultat est un film ou on ne ressent pas la moindre émotion . Ce film n'a aucune âme.

    De plus les acteurs sont médiocres, mais comment leur en vouloir, tant leurs personnages sont lisses.

    Si vous voulez voir des films sur la première guerre mondiale, évitez ce navet, et revoyez plutôt "Les sentiers de la gloire", "La grande Illusion", "A l'ouest rien de nouveau", Capitaine Conan", "Les croix de bois".

    J'aime assez les commentaires sur Allo-Ciné des spectateurs qui n'ont pas aimé ce film. Ils résument très bien les nombreux défauts que ce film possède.


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  • Depuis quelques années, j'ai pris pour habitude de vous offrir deux classements cinéma, l'un international, et le second pour le cinéma français.

    Et je dois avouer que cette année ne restera pas comme une grande année cinématographique à mes yeux.

    Je dirais qu'au niveau français, on est proche de la catastrophe.Mais aujourd'hui, intéressons-nous à mon top 10 International.

     

    10- Une vie cachée de Terrence Malick.

    L'histoire:

    Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre.

    https://www.parismatch.com/Culture/Cinema/Une-vie-cachee-de-Terrence-Malick-la-critique-Festival-de-Cannes-1624916

    9- "Vice" d'Adam McKay.

    L'histoire :

     Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui…

    https://www.lexpress.fr/culture/cinema/cinema-vice-film-vertueux_2060210.html

    8- "Brooklyn Affairs" d'Edward Norton

    L'histoire:

    New York dans les années 1950. Lionel Essrog, détective privé souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette, enquête sur le meurtre de son mentor et unique ami Frank Minna. Grâce aux rares indices en sa possession et à son esprit obsessionnel, il découvre des secrets dont la révélation pourrait avoir des conséquences sur la ville de New York… 

    https://www.cineserie.com/critiques/cine/brooklyn-affairs-le-coup-de-maitre-dedward-norton-2947273/

    7-"Once Upon a Time... in Hollywood" de Quentin Tarentino.

    L'histoire:

    Nous sommes en 1969 à Hollywood alors que le mouvement hippie est à son apogée et se manifeste contre la guerre du Viêt Nam. Cette année importante dans l'histoire des États-Unis est également chamboulée par l'avènement du "Nouvel Hollywood". Ce mouvement cinématographique enterre même le cinéma classique Hollywoodien grâce à la prise de pouvoir des réalisateurs. La star sur le déclin Rick Dalton, sa doublure Cliff Booth assistent à la métamorphose d'Hollywood qu'ils ne reconnaissent plus du tout mais tentent tant bien que mal de relancer leurs carrières.

    https://mondocine.net/cinema-once-upon-a-time-in-hollywood-tarantino-critique-film/

    6-"Green Book : sur les routes du Sud" de Peter Farrelly.

    L'histoire:

    En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d'une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu'au Sud profond, ils doivent se confronter aux humiliations, perceptions et persécutions, tout en devant trouver des établissements accueillant les personnes de couleurs.

    http://mondocine.net/cinema-green-book-critique-film/

     5- "Martin Eden" de Pietro Marcello

    L'histoire:

    Martin Eden, jeune marin d'origine modeste, sauve un bourgeois d'une agression sur le port de Naples. Pour le remercier, le jeune homme l'invite chez lui, où Martin rencontre sa soeur, Elena, et en tombe amoureux. Martin décide d'étudier et de devenir écrivain, tout en continuant à travailler pour vivre. Sa relation avec Elena se consolide. A la fête de fin d'études de cette dernière, Martin rencontre Brissenden, qui l'introduit dans les milieux socialistes et l'initie à la philosophie.

    https://www.parismatch.com/Culture/Cinema/Martin-Eden-de-Pietro-Marcello-la-critique-1652943

    4-"Le Vent de la liberté" De Michael Bully Herbig 

    L'histoire:

    1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest. Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière. Une histoire incroyable. Une histoire vraie.

    https://mondocine.net/cinema-le-vent-de-la-liberte-critique-film/

    3-"Le Mans 66" de de James Mangold.

    L'histoire:

    Dans les années 60, les constructeurs Ford et Ferrari se livraient une guerre sans merci. À cette époque, Henry Ford II reprenait l'entreprise familiale de son grand-père avec pour objectif d'imposer les voitures américaines sur le marché européen. Il a été assisté par Lee Iacocca. La rivalité entre les deux constructeurs connue sont apogée lors de la Course du Mans de 1966.

    https://www.lemagducine.fr/cinema/critiques-films/le-mans-66-film-james-mangold-critique-10020371/

    2- "Le Traitre" de Marco Bellocchio.

    L'histoire:

    Au début des années 1980, une guerre interne fait rage au sein de Cosa nostra. Menacé, Tommaso Buscetta, membre important de la mafia palermitaine, se réfugie sous un faux nom au Brésil, pays dont sa femme est originaire, mais il est arrêté par la police brésilienne, puis extradé en Italie. Sa famille (notamment deux de ses fils) et ses alliés continuant d'être décimés par le clan des Corléonais, il décide de collaborer avec la justice, représentée par le juge Giovanni Falcone. En brisant l'omertà, il devient un traître, mais sauve sa vie, se venge et permet au juge Falcone auquel il fait de nombreuses révélations sur l'organisation et les crimes de Cosa nostra de lutter contre elle. Cette coopération aboutit quelques années plus tard au Maxi-Procès de Palerme qui voit la condamnation de plusieurs centaines de mafieux.

    https://www.avoir-alire.com/le-traitre-la-critique-du-film

    1- "Ad Astra" de James Gray.

    L'histoire:

    L'astronaute Roy McBride s'aventure jusqu'aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l'existence humaine, et notre place dans l'univers.

    https://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/brad-pitt-au-firmament-dans-ad-astra-de-james-gray/


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  • "Martin Eden" de Pietro Marcello. Un adaptation extraordinaire.

    L'histoire:

    A Naples, au cours du 20ème siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu’il conquiert l’amour et le monde d’une jeune et belle bourgeoise grâce à la philosophie, la littérature et la culture, il est rongé par le sentiment d’avoir trahi ses origines.

    Martin Eden, c'est le roman culte de Jack London, paru en 1909, roman d'apprentissage, dans lequel un jeune et bel homme, marin des bas-fonds de la société américaine, rencontre par hasard une famille aisée et cultivée ; ce qui va susciter sa vocation d'écrivain autodidacte.

    "Martin Eden" de Pietro Marcello. Un adaptation extraordinaire.

    Pietro Marcello adapte ce récit à Naples, tout en se baladant dans le XXème siècle, de façon symbolique . Il mêle avec talent les références aux années 30 ou 60, avec le sort des ouvriers qui se révoltent .

    On voit l'évolution d'un homme au fil du temps. De sa soif d'apprendre à son talent pour l'écriture, en passant par son perpétuel désir de s'émanciper de tous les courants politiques.

    Martin Eden se méfie de tous les systèmes de pensée, et trouve dans l'individualisme sa raison d'exister. Il possède un côté romantique, idéaliste mais aussi auto-destructeur. 

    "Martin Eden" de Pietro Marcello. Un adaptation extraordinaire.

    La mise en scène de Pietro Marcello est fascinante. On ne peut s’empêcher de penser aux plus grands réalisateurs italiens.  La qualité de l'image, les images d'archives intégrées, la manière dont sont mis en valeur les comédiens.

    Puisque l'on parle des comédiens, on ne peut qu'être bluffer par la performance de Luca Marinelli dans le rôle titre. Son physique et son charisme nous impressionne dès les premières images. 

    Jessica Cressy, qui interprète le rôle d'Elena, captive aussi l'écran par son charme et son élégance naturelle.

    On remarquera également la beauté de Denise Sardisco.

    A noter la qualité des seconds rôles .


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  • "Ad Astra" de James Gray. Le premier grand film de 2019.

     

     

     

    L'histoire:

    L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la

    recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie

    de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant

    en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

    Attention, je tiens à vous mettre en garde, on est très loin ici du simple cinéma

    de divertissement .

    Peu de scènes d'actions, de la lenteur,de la retenue.

    Il suffit de voir les commentaires très contrastés sur Allo Ciné pour comprendre que

    ce film n'est pas fait pour tout le monde. Et c'est tant mieux.

    James Gray a réalisé un film très ambitieux, sur le thème de l'homme et ses capacités

    pour vaincre les peurs, la solitude et l'éloignement, des qualités indispensables à un

    voyage spatiale au limite des possibilités humaines. Une aventure psychologique et

    philosophique,le tout dans un décor de science fiction digne des plus grands films

    du genre

    Mon Père qui est au ciel, à cause de toi je suis chargé de sauver l'humanité.

    Si on y ajoute quelques réflexions personnels du personnage de Roy, fortement inspirés

    de la Bible, on ne peut s’empêcher de se dire que James Gray y a puisé quelques idées

    de son film.

    Mais quitte à s'inspirer, autant le faire dans ce qu'il y a de plus profond.

    Ad Astra sonde l'intérieur d'un homme seul,sur de lui en apparence, mais déchiré et

    torturé par un avenir incertain, un père disparu, une relation compliquée avec son épouse , Eve (tiens, encore la Bible).

    Dans ce voyage au bout de l'univers, mais aussi au bout de l'humain, James Gray offre à Brad Pitt un de ses plus grands rôles avec cet anti-héros qu'est Roy.

    "Ad Astra" de James Gray. Le premier grand film de 2019.

     

     À l’instar de son père qui cherche en vain des preuves de l’existence d’extraterrestres, Roy part à la recherche d’un père absent.

    Tout au long du film il est avant tout question des émotions, de leur gestion, leur refoulement ou au contraire leur compréhension.Au début du film, on nous montre un Roy McBride froid, méticuleux et pragmatique, c’est ce qui fait de lui un bon astronaute, à l’image de son père. Cette distance émotionnelle est un atout qui le sauve et lui permet de survivre dans l’espace. Mais paradoxalement, plus il plonge dans les profondeurs intersidérales, plus il deviendra humain, avec tout ce que cela comporte dans les émotions et des blessures intimes pour  mieux rompre les liens qui le rattachent à une figure paternelle oppressante. Se libérer pour guérir et retourner au seul endroit de l’univers où l’existence a un sens.

    Dans ce film, James Gray se sert plutôt de l’univers de la SF comme d’une métaphore de problématiques profondes comme la quête de soi, le rapport au père et à la religion.

    "Ad Astra" c'est cela : une immense fresque intimiste,mélancolique, profonde et douloureuse.

    A noter aussi la qualité de la musique, assez classique, mais bien en accord avec l'esprit du film.


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