• Mélenchon a le blues.

    Il se voyait déjà en haut de l'affiche, en 10 fois plus gros  que n'importe qui dont son nom s'étalait 

    Oui, Jean-Luc Mélenchon avait pris le melon et croyait renverser le Président Macron avec l'aide de la rue.

    Après avoir entonné tout l'été le petit refrain "qu'il réussirait à faire défiler un million de personnes sur les Champs-Elysées" , le leader des Insoumis a du déchanter avec les faibles mobilisations lors des manifs.

      Mélenchon ne peut désormais que le reconnaître : « M. Macron s'en est vanté dans son interview.Il a dit : J'y suis arrivé en cinq mois. Bon, il y est arrivé. Faut pas chercher à le cacher, parce que si on raconte des histoires, on n'est pas crédible. »

    Mais alors, pourquoi un tel échec alors qu'au printemps dernier il réussissait un score record aux Présidentielles avec plus de 19%?

    Surement parceque depuis Mélenchon a repris ses mauvaises habitudes avec des propos excessifs ( Les nazis » et « la rue », son soutien au président vénézuelien Maduro). On pense aussi bien sur à ces élus d'êxtrême gauche très complaisants avec l'islamisme radical (Danièle Obono, députée de Paris, mettant en doute le concept de « radicalisation » islamiste).

    Il est évident que si les français ne sont pas d'accord avec la politique économique du pouvoir actuel, ils ne vont pas pour autant confier les rennes du pays a des hurluberlus qui n'ont aucun sens des responsabilités, qui n'ont que pour modèle des dictatures, et qu'en ce qui concerne le terrorisme, ont avant tout pour mission de minimiser les crimes des coupables sans se soucier le moins du monde des  victimes. 

    Des Insoumis à la France, voilà ce qu'ils sont avant tout.

    Extrait de l'album "Echo" (1999), le morceau "One More Day, One More Night".


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  • Qui peut aimer Trump?

    Le sénateur républicain de l’Arizona, Jeff Flake, a vivement critiqué   Donald Trump.  Ce mardi, devant les parlementaires, dans un discours extraordinaire, il a dénoncé son « mépris flagrant de la vérité » et le dévoiement du parti républicain dans l’ère actuelle. Il refuse d’être « complice » d’un pouvoir qu’il considère comme indigne. Il a déclaré. « Nous ne devons jamais trouver normal l’affaiblissement de nos idéaux démocratiques, les attaques personnelles, les menaces contre les principes, les libertés et les institutions, le mépris flagrant de la vérité et de la décence, les provocations dangereuses pour des raisons le plus souvent mesquines et personnelles ». Et de poursuivre  « Il n’est pas normal », son comportement est « dangereux, scandaleux et indigne ». Puis il s’est interrogé sur les enfants américains grandissant dans la période actuelle. « Quand la prochaine génération nous demandera, « pourquoi n’avez-vous rien fait ? « Que répondrons-nous ? » s’est-il demandé. « Le silence peut s’assimiler à de la complicité », a-t-il résumé. « J’ai des enfants et petits-enfants à qui rendre des comptes ».

    « Je ne serai ni complice ni silencieux », a conclu le sénateur. « J’ai décidé que je serai plus à même de représenter les habitants de l’Arizona et de servir mon pays et ma conscience en me libérant des considérations politiques […] qui me forceraient à bien trop de compromissions sur les principes ».

    Ses critiques s'ajoutent à celles d'autres républicains comme John McCain, également sénateur de l’Arizona, et le sénateur du Tennessee Bob Corker. 

    Il y a peu c'était le célèbre entraîneur de basket des San Antonio Spurs, Greg Popovitch , qui déclarait que le Président était un "un lâche sans âme".

    C'est suite aux propos de Trump qui déclarait que les anciens présidents n'appelaient pas les familles de soldats tombés au combat contrairement à lui qui a mis le célèbre entraîneur en colère.

    « J'ai été étonné et déçu tellement par ce que le président a dit, sa façon de diriger ce pays, qui semble toujours semer la division, a-t-il commencé. Mais ses commentaires du jour sur ceux qui ont perdu des êtres chers sur des théâtres de guerre et le mensonge sur les anciens présidents, Obama et Bush qui n'auraient jamais appelé les familles, est au-delà de tout. Je n'ai presque pas les mots. »

    Celui qui est aussi l’entraîneur de la sélection nationale a ajouté :« L'homme qui occupe le Bureau Ovale est un lâche sans âme qui pense pouvoir devenir grand en rabaissant les autres. C'est une pratique courante de sa part mais de le faire de cette manière et de mentir sur la façon dont les anciens présidents ont répondu à la mort de soldat... On ne peut pas tomber plus bas. Nous avons un menteur pathologique à la Maison Blanche : inapte intellectuellement, émotionnellement et psychologiquement à occuper ce bureau. Le monde entier le sait, surtout ceux qui sont autour de lui au quotidien. Les gens qui travaillent avec le président devraient avoir honte parce qu'ils savent mieux que quiconque combien il est inapte et ils ne font rien. C'est surtout une honte pour eux. » 

    "A face in the crowd", (Full Moon Fever) 1989.

    Rien que pour le solo de Bent Tench au piano.

     


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  • Une pétition pour la renaissance de Jean Rochefort.

    Nous vivons dans un monde ou chacun y  va de sa petition. Il n'est pas une journée sans que l'on vous interpelle pour signer signer une pétition contre ceci ou cela. 

    Dans sa chronique sur France Inter, François Morel déclarait vendredi dernier:« Je m’inscris en faux, je conteste, je refuse, je m’interpose, je suis prêt à signer toutes les pétitions possibles, à manifester, à défiler dans la rue, à lever des pancartes, à dresser des calicots, à adresser à qui de droits les protestations les plus virulentes, les plus rageuses. Je suis contre la mort de Jean Rochefort. Je l‘affirme, je l’atteste, je le certifie, je le déclare, je le soutiens ».

    Une pétition lancée sur Internet et adressée à Dieu réclame le « retrait immédiat de la mort de Jean Rochefort ». Elle a déjà recueilli plus de 12 000 signatures.

    Enfin une pétition utile qu'il faut vite signer  et partager.

    https://www.change.org/p/dieu-retrait-imm%C3%A9diat-de-la-mort-de-jean-rochefort

    Tom Petty et le morceau Dogs on the Run, extrait de "Southern Accents"

    VO

    https://www.youtube.com/watch?v=x19fW4yC324

    LIVE


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  • Quelques films à voir.....ou à éviter.

    Je vous ai parlé récemment de "Detroit" de Kathryn Bigelow. Pas le moindre doute, courrez-y. 

    Pour le reste, voici mon avis.

    "Espèces menacées" de Gilles Bourdos.

    Trois destins familiaux entrelacés. Joséphine et Tomasz viennent de se marier dans l’allégresse. Mais bientôt, derrière le bonheur solaire des époux, les parents de Joséphine vont découvrir une réalité plus sombre. Mélanie, elle, annonce à ses parents qu’elle attend un bébé mais le père de l’enfant n’a pas du tout le profil du gendre idéal ! De son côté, Anthony, étudiant lunaire et malheureux en amour, va devoir prendre en charge sa mère, devenue soudainement incontrôlable...

    Un film qui regarde le monde d'aujourd'hui avec toute sa fragilité . Le tout servi par d'excellents comédiens.

    13/20

    "Kingsman : Le Cercle d'Or" de Matthew Vaughn

    KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.

    Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

    Autant le dire de suite, c'est nettement moins bon que le premier. L'effet de surprise en moins, mais pas seulement. Ou est passé l'humour british?

    Pas mauvais, mais bien en dessous du premier.

    13/20

    "Numéro Une" de Tonie Marshall.

    Emmanuelle Blachey est une ingénieure brillante et volontaire, qui a gravi les échelons de son entreprise, le géant français de l'énergie, jusqu'au comité exécutif. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient. La conquête s'annonçait exaltante, mais c'est d'une guerre qu'il s'agit.

    Tout d'abord, il est bien difficile d'imaginer Emmanuelle Devos en PDG d'une entreprise du CAC 40.

    Mais ce n'est pas le plus gênant.  Au niveau des dialogues, ce n'est qu'un enchaînement de poncifs sur le féminisme entendu 1000 fois dans des débats sur le sujet. On est en droit d'attendre autre chose d'une oeuvre de cinéma. Et puis l'ensemble manque de rythme.

    Heureusement qu'il reste quelques moments avec Sami Frey.

    9/20

    "Blade Runner 20149" de Denis Villeneuve. 

    En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies...

    J'ai bien du mal à avoir un avis tranché sur ce film. "Blade Runner 2049" est un grand film, mais jusqu'où?

    De l'ennui par instant, des moments de poésie et de mélancolie comme on en voit rarement au cinéma . Beaucoup de questions sur ce que nous sommes. 

    Pour conclure et pour juger réellement cette oeuvre je ne vois qu'une solution, le revoir.

    Extrait de l'album Long After Dark (1982) ,  "Straight Into Darkness.


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  • "Détroit" de Kathryn Bigelow. Plus qu'un film, un choc!

    Détroit est tirée d'une histoire vraie.

     Été 1967, les États-Unis connaissent une vague d’émeutes sans précédent. On assiste à des scènes de pillages, des affrontements entre la police et la population afro-américaine. Alors que le climat est insurrectionnel depuis deux jours, des coups de feu sont entendus en pleine nuit à proximité d’une base de la Garde nationale. Les forces de l’ordre encerclent l’Algiers Motel d’où semblent provenir les détonations. Bafouant toute procédure, les policiers soumettent une poignée de clients de l’hôtel à un interrogatoire sadique pour extorquer leurs aveux. Le bilan sera très lourd : trois hommes, non armés, seront abattus à bout portant, et plusieurs autres blessés…

     La mise en scène de Kathryn Bigelow ,exceptionnelle, donne à Détroit un réalisme quasi-documentaire qui ajoute à la tension insoutenable de l'ensemble. 

    Il est terrible aussi, de voir à quel point la justice à deux vitesses a pu excister à l'époque.

    Une autre qualité du film, l'absence de manichéisme qui consisterait à opposer les gentils blacks aux sales racistes blancs. 

    Je reprocherai juste au film de Kathryn Bigelow quelques longueurs.

    Sinon cette fiction est construite sur des faits historiques qui nous renvoient au présent.

    La réalisatrice déclare: “Une émeute est le langage de ceux qui ne sont pas écoutés.” Comment imaginer qu’en 2017 on puisse être en colère au point de brûler sa propre maison ! Faire ce film était un défi politique et moral. C’est ma responsabilité en tant qu’artiste de dénoncer ce qui se passe. Depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, je ne vois autour de moi que colère, frustration et déception. Si le but de l’art est de distraire pour provoquer le changement, on en a besoin plus que jamais en Amérique. »

    "Détroit" est sans aucun doute possible l'un des films forts de l'année.

     


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