• BlacKkKlansman, J'ai infiltré le Ku Klux Klan" de Spike Lee. Décevant.

    L'histoire:

    Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l'histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

    Voilà un film que j'attendais. Et bien malgré des critiques qui sont dans l'ensemble assez élogieuses, je n'y ai pas trouvé mon compte.

    Tout d'abord, je trouve la reconstitution des années 70 très médiocre. Il en va de même pour la bande son qui me parait mal adaptée à une telle histoire. Le pire étant cette scène dans la boite de nuit.

    On est également loin de la réalité lorsque Spike Lee ne cesse de légitimer la cause des extrémistes noirs en nous montrant des blacks panthers biens softs .

    A l'opposé, il nous propose un KKK qui ressemble plus à une bande de pieds nikelés qu'à une organisation qui sème la terreur depuis des decennies.

    Plus grave encore, à force d'hésiter entre la comédie et le thriller, Spike Lee nous offre un film sans réel profondeur.

    D'ailleurs, pour bien faire comprendre qu'il s'agissait avant tout d'une oeuvre anti-Trump, il s'est cru obligé d'inclure à la fin des images des émeutes de Charlottesville .

    On est très loin du chef-d'oeuvre d'Alan Parker, "Mississippi Burning"


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    Depuis 2002, plus de 14 500 personnes ont déclaré avoir été victimes d'abus sexuels par des prêtres en Irlande

    Alors qu'il était en visite dans ce pays, le  pape François a évoqué samedi 24 août à Dublin sa « honte » et sa « souffrance » face à « l’échec des autorités ecclésiastiques » pour affronter de manière adéquate les « crimes ignobles » du clergé en Irlande.

    Après avoir confié sa "honte", le pape François demande "pardon" à Dieu pour les agressions sexuelles commises par des prêtres

    Dans le même temps, un ex-ambassadeur auprès du Vatican à Washington, l'archevêque Carlo MariaVigano, a accusé samedi 25 août dans une lettre le pape François d'avoir annulé des sanctions contre le cardinal américain Theodore McCarrick, malgré des accusations de "comportement gravement immoral" à son encontre.

    A noter aussi que le cardinal Barbarin,qui a tu les agressions sexuelles commises par plusieurs prêtres sur des jeunes mineurs, , était présent aux côtés du pape ce week-end à Dublin.

    C'est donc ce pape là qui a joué une comédie des plus abjectes ce week-end en Irlande, nous laissant croire qu'il est du coté des victimes, alors que par les actes il tient avant tout à protéger les coupables et leurs complices.

    Une vidéo qui vous en montrera un peu plus sur ce pape si grand et généreux si l'on en croit les médias.

    On comprend à la fin de cette vidéo qu'il a tenu avant-tout pendant de longues années à pratiquer la politique de l'autruche.


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  • Hommage à Aretha Franklin et félicitations aux Eagles.

    Désolé pour le retard, mais les journées sont parfois trop courtes.

    C'est donc avec quelques jours de retard que je vais rendre hommage à cette grande dame

     qu'était Aretha Franklin ;

    C'est un peu facile, mais quoi de mieux approprié?

    "Think", ici dans le film " Les Blues Brothers."

    Et que dire de cette merveille signée par Hal David et Burt Bacharach.

    Sublime!

    On reste dans le domaine de la musique. 

    Il était le numéro un .

    Et il ne l'est plus. Lui qui avec "Thriller" détenait l'album le plus vendu de tous les temps, est passé en seconde position. 

    En effet, un nouveau classement publié le lundi 20 août, par l'association américaine de l'industrie du disque, montre que la compilation des premiers succès du groupe californien les Eagles (période 1971-1975), parue en 1976, est redevenue l'album le plus vendu de tous les temps.

    Le groupe légendaire des années 70 a vendu 38 millions d'exemplaires contre 33 à Michael Jackson.

    La troisième place revient également aux Eagles avec l'album mythique Hotel California, sorti en 1976 et vendu à 26 millions d'exemplaires.

    On comprend ainsi à quel point la place du groupe américain est importante de l'autre coté de l'Atlantique.

    Le nouveau classement de l’association de l’industrie du disque a été publié après que l’association a recalculé ses chiffres pour inclure les ventes en streaming, ce qui n’avait pas été fait pour les Eagles depuis 2006, selon le magazine Rolling Stone.

    "Nous sommes reconnaissants à nos familles, notre management, notre équipe, les gens de la radio, et surtout, à nos fidèles fans qui sont restés avec nous en dépit des hauts et des bas des 46 dernières années", a réagi Don Henley, chanteur et cofondateur de 71 ans.

    Après la mort de son co-fondateur Glenn Frey début 2016 à l'âge de 67 ans, le groupe Eagles s'est reformé début 2017 et repris les tournées. Il a prévu une série de concerts aux Etats-Unis en septembre.

    Eagles - Peaceful Easy Feeling (Tempchin)- (1972)

     "Tequila Sunrise" (Henley-Frey)- (1973)

    One of these nights (Henley- Frey)- (1975)

    Interprété par Linda Ronstadt, voici "Desperado" , signé Henley et Frey (1973).

    Eagles - Lyin' Eyes (Henley- Frey) -(1975)

    The Eagles - Witchy Woman (Don Henley-Bernie Leadon) - (1972)

    Eagles Take It Easy (Glenn Frey-Jackson Browne)- (1972)

    Et on termine avec l'album qui est situé à la troisième place.


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  • "Le Monde est à toi" de Romain Gavras. Une comédie enlevée.

     

    François, petit dealer, a un rêve : devenir le distributeur officiel de Mr Freeze au Maghreb. Cette vie, qu’il convoite tant, vole en éclat quand il apprend que Dany, sa mère, a dépensé toutes ses économies.Poutine, le caïd lunatique de la cité propose à François un plan en Espagne pour se refaire.

    Voici probablement la comédie de l'année du cinéma français.

    Bien sur, on va me rétorquer, vu le niveau de notre cinéma dans ce domaine, ce n'est pas très difficile.

    Bien évidemment, on ne peut nier une telle évidence, mais ceci dit il faut avouer que le film de Romain Gavras y va fort. Pour obtenir un tel résultat le réalisateur empreinte aux codes du cinéma américain. 

    Un rythme élevé, de l'absurde et voir plus. Déjanté quoi .

    Trafic de drogue, des personnages géniaux interprétés de façon magistrale. Je n'ai jamais vu Vincent Cassel aussi bon. Et quel plaisir de retrouver Isabelle Adjani , toujours aussi grande actrice. Et comme les petits jeunes comme Karim Leklou et Sofian Khammes sont au niveau, c'est un pur régal .

    On est bien sur beaucoup dans la comédie, mais aussi dans le drame. Un film un peu plus profond qu'il n'y parait.

     La qualité de la BO est également à noter, concentrée sur les chansons des années 70/80.  


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  • "Under the Silver Lake" de David Robert Mitchell . Le meilleur film de ces 3 derniers mois.

    L'histoire:

    À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.

    Ouf! Enfin un excellent film.

    La Coupe du Monde puis la période des vacances. Tout cela n'encourageait pas les producteurs à sortir les meilleurs films en ce moment.

    On avait eu droit au numéro 2 de Sicario , appelé "Sicario : La Guerre des cartels".

    Mais si ce film est bon, je l'ai trouvé de qualité inférieure au premier. Quelque peu décevant de la part du scénariste Taylor Sheridan, à qui nous devons les magnifiques "Comancheria" et "Wind River". 

    Mais revenons à "Under the Silver Lake" .

    Dès les premiers plans on comprend que nous n'avons pas à faire à un quelconque metteur en scène. Le bonhomme maîtrise parfaitement son sujet .

    Dès le début on a droit à un clin d’œil à Hitchcock et son "Fenêtre sur cour". 

     

    "Under the Silver Lake" de David Robert Mitchell . Le meilleur film de ces 3 derniers mois.

    Ce film cherche constamment à rendre hommage au cinéma noir des années 50 et 60 mais de façon très moderne, le tout sur le ton d'un humour pour le moins décalé.

    Voici ce que dit David Robert Mitchell « Mon héros est incroyablement immature, en effet. Mais le film joue surtout avec des références et une obsession pour la pop culture. Il traite du sens caché que recèle ce qui nous est cher : les films, la musique, les magazines qui façonnent notre culture… Je voulais parler de la quête de sens presque mystique de ces complotistes qui poursuivent des chimères et cherchent des réponses à la vacuité de l’époque dans ce que l’on nous cache, avec cette certitude qu’il doit bien y avoir ailleurs quelque chose de plus grand, de plus magique, qui nous dépasse. »

    Dans ces quelques lignes le réalisateur nous parle très bien de son film. On peut juste regretter que son scénario ne soit pas totalement abouti. On a le sentiment qu'il manque quelque chose à cette oeuvre fascinante et hors du commun.

    Il faut ajouter que la musique originale composée par  Richard Vreeland, mieux connu sous le pseudonyme de Disasterpeace, est exceptionnelle. Elle est parfaitement dans le ton du film qui tient absolument à rendre hommage au cinéma noir des années 50 et 60.

    Si on y ajoute les quelque morceaux créés au piano par un vieillard cynique, qui prétend avoir composé tous les tubes de ses 60 dernières années, vous allez en prendre plein les oreilles.

    Pour résumé, si vous vous définissez comme un enfant de la culture pop de ces 60 dernières années, et que votre cerveau apprécie l'humour quelque peu décalé, si vous aimez le cinéma, vous aimerez obligatoirement "Under the Silver Lake".


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