• L'histoire:

    Comment Sarah et Victor ont-ils fait pour se supporter pendant plus de 45 ans ? Qui était vraiment cette femme énigmatique vivant dans l'ombre de son mari ? 

    Amour et ambition, trahisons et secrets nourrissent cette odyssée d'un couple hors du commun, traversant avec nous petite et grande histoire du dernier siècle.

    Le premier film de Nicolas Bedos a bénéficié d'une large couverture dans les médias, ce qui, avouons-le, n'est pas toujours un gage de qualité.

    Mais je ne vais pas tourner autour du pot, "Monsieur & Madame Adelman" est un excellent film.

    Tout d'abord qu'il est bon de voir un film qui respecte le spectateur, qui au niveau de l’esthétisme ne ressemble pas à un téléfilm sur grand écran, ce qui se produit bien trop souvent dans le cinéma français.

    Autre grande réussite, j'ai rarement vu des acteurs vieillir de 40 ans avec du maquillage en rendant un résultat si crédible.

    Petite gène, on a été si habitué de voir Nicolas Bedos dans ses sketchs à la télévision qu'on se dit à quelques reprises qu'il oublie qu'il doit avant tout interprété un rôle. Étrangement, cette petit gène s'estompe lorsque le personnage de Victor prend de l'age, et que Nicolas ressemble de plus en plus à Guy.

    Et puis à l'heure ou l'on refait le bilan de 14 années de présidence mitterrandienne pour y trouver toutes les qualités, Nicolas Bedos, en filigrane, n'oublie pas de charger une gauche qui s'est bien reniée depuis les années 70 .

    "Monsieur & Madame Adelman" n'oublie personne .  L'embourgeoisement , l'usure du couple, la famille. A la fois drôle, tendre et cruel, le premier film de Nicolas Bedos est une réussite.

     

    Que ce soit Denis Podalydès en psy, ou Pierre Arditi en père, les seconds rôles sont magnifiques.

    Si on pose la question de savoir si Nicolas Bedos n'aurait pas du se contenter de rester derrière la caméra, il n'en est rien de sa compagne Doria Tillier, co-scénariste du film, qui crève l'écran et surprend pas la qualité exceptionnelle de sa prestation .

    Même si "Monsieur & Madame Adelman"  possède quelques imperfections, il faut voir ce film si différent des comédies françaises habituelles qui se ressemblent toutes. Nicolas Bedos à le talent et le courage d'emmener le spectateur vers le haut, ici l'humour est aussi un prétexte pour nous faire réfléchir sur de nombreux sujets .

    P.S

    Je vous parlerai bientôt du sublime  " The lost city of Z".

     


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  • Soirée magique avec Loreena McKennitt au Grand Rex.

    Hier soir se produisait au Grand Rex l'artiste canadienne Loreena McKennitt.

    Née le 17 février 1957 de parents d'origine écossaise et irlandaise, très tôt, elle manifeste de l'intérêt pour le folklore de ses ancêtres. La musique et la danse d'influence celtique la captivent;notamment les premières productions d'Alan Stivell . Elle sort son premier album en 1985, Elemental", qu'elle distribue par ses propres moyens.On y trouve un poème de Yeats qu'elle a mis en musique, "The Stolen Child".

    Sa voix particulière, ainsi que ses multiples talents de musicienne,  puisqu'elle joue de la harpe, du piano et de l'accordéon, la font rapidement connaître et les albums se succèdent avec un succès grandissant. 

    A cette époque, elle assure la première partie de Mike Oldfield. D'ailleurs on trouve des similitudes dans les deux univers musicaux.

    "The Mask and Mirror"(1994), et surtout "The book of secrets", sont incontournables.

    Malheureusement toute médiale à son revers. Car si la carrière de Loreena McKennitt est à son sommet, un drame vient la frapper de pleine fouet puisque son compagnon se noie en mer, avec deux autres proches de Loreena, en 1998, dans la baie georgienne.

    Après cette tragédie elle se retire de la scène pendant huit longues années .

    Ses chansons évoluent au gré de ses voyages, de ses lectures, de ses découvertes.

     

    Pour revenir sur la soirée d'hier, Loreena était entourée du guitariste Brian Hughes, qui a commencé à travailler avec elle en 1987.

    Elle était également accompagnée de Caroline Lavelle (violoncelle, flûte à bec, voix), qui a totalement conquis le public présent sur place.

     

    A 3 ou 4 reprises est également apparu un violoniste dans ce concert d'une rare élégance.

    Des moments de pure grâce ou l'émotion vous envahi . Un concert ou l'on ne sait plus en quel temps et dans quel lieu nous sommes, que l'on aimerait prolongé bien au-delà d'une soirée.

     


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  • Adaptations de chansons étrangères. Pour le meilleur et bien souvent pour le pire (2/2)

    Après la décennie des années 60 qui a vu apparaitre une nouvelle mode , l'adaptation de  chansons étrangères, visionnons aujourd'hui quelques unes de celles des années 70.

    Je vous disais l'autre jour que Claude François été surement le champion de l'adaptation, et il va continuer sur cette voix tout au long de sa carrière.

    https://www.youtube.com/watch?v=67Wcl47wLCY

    Une dernière, juste pour l'originale. 

     https://www.youtube.com/watch?v=HWa2uiiOBdM

    Un artiste italien a été repris à de multiples reprises dans la chanson française . Voici quelques noms : Dalida : Monday Tuesday et Laissez-moi danser. Joe Dassin : Il était une fois nous deux, l'été indien, et si tu n'existais pas.Johnny Hallyday : Derrière l'amour. Hervé Vilard: Méditerranéenne.

    A l'époque de ce morceau Toto Cutugno faisait partie du groupe Albatros.

    https://www.youtube.com/watch?v=Pn_itowbTzs

    De Barry Manilow on connait le Copacabana repris par Line Renaud. Mais qui a oublié son "Could it be magic"  repris bien sur par Donna Summer, mais aussi en français par Alain Chamfort .

    https://www.youtube.com/watch?v=N1YrTl0Fgpc

    Ici le fils de Woody Guthrie, Arlo, et cet excellent morceau, "City of New Orleans".

    Avec une excellente adaptation de Joe Dassin.

    https://www.youtube.com/watch?v=SkEyV7_eNBs

    On reste dans le country rock .

    Je ne vous présente pas la version française.

    https://www.youtube.com/watch?v=w-W4VgQtLNA

    Le groupe parfait des années 70 . A la fois bien kitsch et sympa, et puis la chanteuse sexy. 

    https://www.youtube.com/watch?v=01nPe86_xSw

    Pour ceux qui auraient oublié ces années là .

    https://www.youtube.com/watch?v=A1C60DZCtqs 

    Vous vous souvenez de ce tube.

    Et de son adaptation improbable.

    https://www.youtube.com/watch?v=ipDxiRCxf_w

    Je ne connaissais pas la VO, mais c'est vraiment pas mal.

    https://www.youtube.com/watch?v=sYpAUashFw4

    Un autre chanteur qui a énormément pioché dans le réservoir anglo-saxon.

    Ici dans celui de Fleetwwod-Mac.

    https://www.youtube.com/watch?v=bYsHhwyiEnc

    On ne peut y échapper.

    https://www.youtube.com/watch?v=J_uFGylNCj0

    Encore un peu.

    https://www.youtube.com/watch?v=CN--rSppq5g

    On termine avec Johnny

    https://www.youtube.com/watch?v=-el1a3_y3Qg


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  • Adaptations de chansons étrangères. Pour le meilleur et bien souvent pour le pire (1/2)

    Dans les années 60 et 70, les chanteurs français piochaient parmi les succès étrangers pour être en tête des hit-parade.

    Le champion du genre est sans conteste Claude François, qui a massacré beaucoup de grands standards en les reprenant en français.

    Voici un lien qui en dira plus.

    http://www.topito.com/top-tubes-repris-cloclo

    Et voici un morceau qu'il a osé reprendre avec le lien de sa reprise en dessous.

    Je vous préviens , sa version est à mourir de rire.

    https://www.youtube.com/watch?v=Irn4Mm3W5kU

     Vous connaissez Régine et son Azzuro.

    https://www.youtube.com/watch?v=PoNAmEWca9E

    Et l'original?

    Un autre tube du célèbre chanteur italien sera repris en français.

    https://www.youtube.com/watch?v=ZrD59hPMFXo

    Restons en Italie

    https://www.youtube.com/watch?v=doVy-zc-_gE

    Et ce petit bijou des Beach Boys.

    Massacré par Sylvie Vartan

    https://www.youtube.com/watch?v=b1FZPCr_yDM

    Il y a ces chansons dont on était persuadé qu'elles étaient nées chez nous.

    https://www.youtube.com/watch?v=eOKlA4fshik

    https://www.youtube.com/watch?v=tmXUfFW_xb0

    https://www.youtube.com/watch?v=bEwc7g9Tr5Y

    Bien sur, Johnny Hallyday n'a pas échappé à la mode de l'époque. Des morceaux comme "Le pénitencier", ou "Black is black" sont des adaptations.

    Et aussi celle-ci...

    https://www.youtube.com/watch?v=-39O5TdNxWg

    Terminons avec une adaptation particulière, celle d'un tube français par un couple très particulier.

    A suivre ......


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  • Sécurité routière: Les gendarmes parlent .

    Cette semaine j'ai découvert au cinéma un clip de la Sécurité routière particulièrement bouleversant.

    Il nous montre des gendarmes venant témoigner sur un rôle particulièrement pénible de leur fonction, celui ou ils ont la lourde charge d'annoncer aux familles le décès d'un de leur proche dans un accident de la route .

    On comprend que déjà sur le trajet qui les emmène porter la terrible nouvelle dans les familles, ils se posent de nombreuses questions .

    Que font les familles à cet instant, et si elles font la fête, et si....?

    Puis dès qu'ils pénètrent dans la maison, la plupart du temps les familles comprennent très vite qu'ils sont les porteurs d’événements insupportables.

    On voit dans cette vidéo que ces gendarmes ne sortent pas indemnes de telles situations dramatiques. Le ton de leur voix, le moindre détail dont ils se souviennent, le regard surtout. 

    Terrible ce gendarme qui dit "j'ai tuée cette femme". On a le sentiment qu'en venant annoncer la triste nouvelle il se sent complice du drame.

    Cette mort si brutale s'est choisie comme émissaires ces hommes et ces femmes . Pour eux la mort fait partie intégrante de leur quotidien.

    On comprend au travers de ce clip que les gendarmes ne s'habituent jamais à cette démarche au combien pénible de leur fonction. 

    On sait depuis longtemps que le taux de suicide parmi la gendarmerie est plus élevé que dans le reste de la population française. Côtoyer la mort en permanence et la transporter dans des familles qui n'y sont pas préparées laissent obligatoirement des traces qui vont vous fragiliser psychologiquement.

    Le cinéaste Jean-Xavier de Lestrade.(réalisateur de documentaires, primé aux Oscars pour "Un coupable idéal"), nous offre 5 minutes très forte,d'une grande sobriété, sans images chocs, mais avec des mots qui vous prennent à la gorge. 


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