• "Les Heures Sombres" de Joe Wright. Un épisode peu connu de la seconde guerre mondiale.

    Homme politique brillant et plein d’esprit, Winston Churchill est un des piliers du Parlement du Royaume-Uni, mais à 65 ans déjà, il est un candidat improbable au poste de Premier Ministre. Il y est cependant nommé d’urgence le 10 mai 1940, après la démission de Neville Chamberlain, et dans un contexte européen dramatique marqué par les défaites successives des Alliés face aux troupes nazies et par l’armée britannique dans l’incapacité d’être évacuée de Dunkerque. 

    Alors que plane la menace d’une invasion du Royaume- Uni par Hitler et que 200 000 soldats britanniques sont piégés à Dunkerque, Churchill découvre que son propre parti complote contre lui et que même son roi, George VI, se montre fort sceptique quant à son aptitude à assurer la lourde tâche qui lui incombe. Churchill doit prendre une décision fatidique : négocier un traité de paix avec l’Allemagne nazie et épargner à ce terrible prix le peuple britannique ou mobiliser le pays et se battre envers et contre tout. 

    Encore un film sur Chrurchill me direz-vous?

    Surtout qu'il vient peu de temps après le médiocre "Churchill" de Jonathan Teplitzky, sorti au printemps dernier.

     

    Il était donc légitime de se poser des questions sur l'utilité d'un nouveau biopic sur l'un des plus grands hommes du XXème siècle.

     

    Mais ici l'action du film ne se situe que sur quelques dizaines de jours, ceux ou le vieux lion est devenu Premier Ministre. Un éclairage étonnant sur ces jours ou tout n'a pas été facile pour un Churchill qui a du rusé pour combattre les hommes de son camp, Chamberlain, le munichois de 1938 , qui avec son collaborateur Halifax, ne souhaite qu'une chose, négocier la paix avec Hitler. 

    Un film passionnant, drôle, avec une performance d'acteur remarquable de Gary Oldman.

    Bref , mon premier film de l'année est un bon film.

    Il ne sera probablement pas dans mon top 10 en fin d'année, mais il vaut le déplacement.


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  • Mon Top 10 du cinéma international.

    10- "Silence" de Martin Scorsese .

       http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/silence/

    Mon Top 10 du cinéma international.

    9- "La colère d'un homme patient" de Raul Arevalo .

    http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/la-colere-dun-homme-patient/

    Mon Top 10 du cinéma international.

    8 - "Emily Dickinson, a Quiet Passion" de Terence Davies 

    https://www.avoir-alire.com/emily-dickinson-a-quiet-passion-la-critique-du-film

    Mon Top 10 du cinéma international.

     7- "Wind River" de Taylor Sheridan .

    http://www.parismatch.com/Culture/Cinema/Wind-River-la-critique-Un-Certain-Regard-1263014

    Mon Top 10 du cinéma international.

    6- "Loving" de Jeff Nichols .

     

    http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/02/15/03002-20170215ARTFIG00143--loving-l-amour-selon-jeff-nichols.php

    Mon Top 10 du cinéma international.

    5- "Detroit" de Kathryn Bigelow.

    http://www.telerama.fr/cinema/films/detroit,n4874072.php

    Mon Top 10 du cinéma international.

    4- "Jackie" de Pablo Larrain .

    http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/jackie/

    Mon Top 10 du cinéma international.

    3- "Que Dios Nos Perdone" de  Rodrigo Sorogoyen.

    http://fatizo.over-blog.com/2017/08/que-dios-nos-perdone-de-rodrigo-sorogoyen.le-polar-espagnol-au-sommet.html

    Mon Top 10 du cinéma international.

    2- "Blade Runner 2049" de Denis Villeneuve .

    http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/10/03/03002-20171003ARTFIG00216--blade-runner-2049-hypnotise-les-critiques.php

    Mon Top 10 du cinéma international.

     1- "Un jour dans la vie de Billy Lynn" d'Ang Lee.

    http://fatizo.over-blog.com/2017/02/un-jour-dans-la-vie-de-billy-lynn-d-ang-lee.html

    La critique de notre ami AJE

    http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2017/02/quand-les-critiques-de-cinema-poussent-le-bouchon-un-peu-loin.html

     

     


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  • Difficile de départager les films que j'avais retenu dans ma sélection du cinéma français.

    Mais le choix a été bien plus simple pour ne retenir que 10 films sachant que j'ai du en rater quelques uns. Ne m'en voulez pas trop!

    A la première place j'ai eu bien du mal à choisir. Mon choix s'est longtemps porté sur le premier film de Nicolas Bedos, "Mr et Mme Adelman" mais un autre film, dans un genre bien différent m'avait tout aussi marqué. J'ai donc choisi d'avoir 2 premiers.

    Tout d'abord :

    (1)-"Monsieur & Madame Adelman" de Nicolas Bedos   


    http://fatizo.over-blog.com/2017/03/mr-mme-adelman-de-nicolas-bedos.drole-et-intelligent.html

    (1)-"Noces" de Stephan Streker   

     

    http://fatizo.over-blog.com/2017/02/noces-de-stephan-streker.l-evidence-face-au-deni.html

    (3)"Djam" de Tony Gatlif 

       

     

    http://fatizo.over-blog.com/2017/08/djam-de-tony-gatlif.le-tres-beau-film-qui-vous-fera-aimer-la-grece.html

    (4)"Cherchez la femme" de  Raoul Andre et Sou Abadi

     

       http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/06/28/cherchez-la-femme-un-regard-burlesque-sur-l-islamisme-radical_5152235_3476.html

    (5)"L'Ascension" de  Ludovic Bernard   

     

     

    http://www.parismatch.com/Culture/Cinema/L-Ascension-la-critique-1170769

    (6)"Le Redoutable" de  Michel Hazanavicius  

     

    https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Le-Redoutable-Godard-maniere-2017-09-12-1200876229

    (7)"Le Brio" d'Yvan Attal. 

     

     

    https://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/critiques/le-brio-la-formidable-eloquence-de-camelia-jordana-et-daniel-auteuil-265141

    (8)-"Ce qui nous lie" de Cédric Klapisch 

     

     

    http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/ce-qui-nous-lie/

    (9)- "Les bienheureux" de  Sofia Djama. 

     

    https://www.cineseries-mag.fr/critiques-films/les-bienheureux-de-sofia-djama-critique-113318/

    (10)- "Sans Adieu" de Christophe Agou.

    Je terminerai par un documentaire qui obligatoirement vous amènera la larme à l’œil.

     

    http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/10/25/sans-adieu-derniers-vestiges-du-monde-paysan-d-antan_5205536_3476.html


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  • En dehors de "L'école Buissonière" de Nicolas Vanier, "Le sens de la Fête" d'Éric Toledano et Olivier Nakache, et "Le Brio" d'Yvan Attal , ce week-end, le Mac-Mahon nous offre mes 2  films préférés de l'histoire du cinéma,  "La vie est belle" de Frank Capra et "The Shop Around The Corner" d'Ernst Lubitsch .

    http://www.cinemamacmahon.com/web/programme.html

    Dès sa plus tendre enfance,  Georges Bailey, a toujours été d’une grande aide envers ses concitoyens à travers la société de prêts et construction hérité de son père, laissant ainsi de coté ses rêves d’évasion. Potter, l’homme le plus riche de la ville, a toujours trouvé en la famille Bailey ses principaux rivaux qui ne cessent de semer des embûches sur le chemin qui le mène à son emprise totale sur la ville. En restant inlassablement à Bedford Falls où il rencontra Mary Hatch la mère de ses enfants, Georges Bailey laissa partir les autres à sa place et notamment Harry Bailey, son frère cadet, auréolé en cette veille de Noël de son courage héroïque durant la guerre.

    A propos de "La vie est belle", Capra écrira : "La Vie est belle n'était fait ni pour les critiques blasés, ni pour les intellectuels fatigués. C'était mon type de film pour les gens que j'aime. Un film pour ceux qui se sentent las, abattus et découragés. Un film pour les alcooliques, les drogués et les prostituées, pour ceux qui sont derrière les murs d'une prison ou des rideaux de fer. Un film pour leur dire qu'aucun homme n'est un raté".

    A Budapest, Alfred Kralik et Klara Novak travaillent dans la boutique de maroquinerie de Monsieur Matuschek. Les deux employés ne s’entendent guère. Alfred correspond par petites annonces avec une femme qu’il n’a jamais vue. Il découvre bientôt que cette mystérieuse inconnue n’est autre que Klara, l’employée qu’il déteste au magasin. Sans révéler à celle-ci la vérité, il cherche à se rapprocher d’elle et à s’en faire aimer.

    Aucun film d'aujourd'hui n'a su appréhender avec autant d'humanité les craintes d'une société en proie au chômage.

    C'est également un sommet d'émotion,de sensibilité et d'humour, le tout embué du charme slave le plus merveilleux.


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  • Le XXIème siècle sera-t-il celui de la censure?

    Les humoristes se réveillent enfin. Tex étant un humoriste de seconde zone , on ne se bousculait pas au portillon pour défendre l'humour noir. En visionnant les sketchs de Coluche, Guy Bedos , Bigard ou Desproges, on se rend compte que l'ex animateur de France2 a juste été la victime de son temps, celui de la dictature des réseaux sociaux qui se révèle être bien plus vulgaires que toutes les plus mauvaises blagues du monde.

    Dans  son édito intitulé "« Ma main dans ta gueule »,du numéro de Charlie Hebdo à paraître  ce mercredi , le dessinateur Riss déclare « Fini de rigoler, fini le second degré, fini l’humour noir ».

    Dans « une France de corbeaux, de lâches et de délateurs, qui croient défendre le bien, mais ne défendent que leur servilité […] on s’adresse aux citoyens comme s’ils étaient des gosses. On leur fait les gros yeux quand ils disent des gros mots », accuse-t-il.

    « Le féminisme a bon dos », répond Riss dans un édito. « Cette explication est inacceptable, car c’est toujours par ce procédé qu’on censure et qu’on interdit ».

    « Qu’importe que les blagues soient drôles ou pas, qu’elles aient de l’esprit ou pas, qu’elles soient fines ou grossières. Ce qui compte, c’est de s’approprier une liberté et d’en faire usage : je ris, donc j’existe », poursuit Riss. Selon le dessinateur, « la première vertu de l'humour n'est pas de faire rire, mais de s'emparer d'une liberté que personne ne vous a accordée ».

     

     Voyons aussi ce que dit Anne Roumanoff, dans sa chronique "Rouge vif":

    Un jour au pays de l'irrévérence, on décida d'instaurer une police de l'humour et la décision ne choqua personne. Il y avait trop d'humoristes de toute façon. Ça proliférait de toutes parts. Plus l'époque était angoissante, plus le public semblait avoir besoin de rire. On commença par surveiller les talk-shows à la télévision puis on scruta avec attention ce qui se disait dans les émissions d'humour à la radio. Sitôt qu'un téléspectateur se sentait offusqué par une plaisanterie inappropriée, il pouvait faire un signalement à la CHC (Commission pour l'humour correct).

    Des policiers de l'humour en civil se mirent à faire des contrôles surprises dans les cafés-théâtres pour relever les plaisanteries borderline. Quand ils entendaient une blague tendancieuse, les inspecteurs de l'humour établissaient un procès-verbal et les comiques contrevenants étaient convoqués au tribunal de l'humour. On exigeait d'eux des excuses publiques, ils devaient dire à quel point ils étaient désolés d'avoir offensé telle catégorie de la population.

    Pour les infractions les moins graves (blagues sur les vieux, les Belges, les blondes, les alcooliques), on envoyait l'humoriste faire un stage de récupération de points de permis d'humour. Là, on lui faisait apprendre par cœur les Sept Commandements de l'humoriste consensuel établis par la CHC :

    1) aucune plaisanterie tu ne feras sur les Noirs, les juifs, les musulmans, les catholiques, les femmes, les handicapés, les homosexuels, sauf si tu appartiens à l'une de ces minorités ;

    2) des sujets sans danger tu choisiras, comme les relations de couple, les téléphones portables, le quinoa, les sites de rencontre, les toilettes sèches, ta belle-mère, le prix des loyers à Paris et Emmanuel Macron ;

    3) l'autodérision, sans limites, tu pratiqueras. Il est en effet rare que "soi" porte plainte contre "moi" ;

    4) toujours tu t'interrogeras sur le sens de ta blague en te demandant : qu'est-ce qu'elle sous-entend exactement?

    5) tu ne te prendras pas pour ce que tu n'es pas, tu n'es qu'un bouffon, pas un leader d'opinion ;

    6) pour éviter tout dérapage, jamais plus tu n'improviseras ;

    7) la liberté d'expression induit des responsabilités, ne l'oublie pas sinon on s'en chargera.

    Quand on commença à apporter des restrictions au droit à faire de l'humour, les gens haussèrent les épaules : "Que voulez-vous qu'on y fasse? L'époque a changé, les sensibilités ont évolué, il faut s'adapter à l'air du temps."

    Quand le propriétaire d'un chien se plaignit que son caniche avait sombré dans la dépression après avoir entendu à la télé une blague sur le prix des croquettes, on n'eut plus le droit de faire aucune blague sur les animaux. Un énarque zélé proposa que les textes des humoristes soient vérifiés avant d'être joués. Beaucoup abandonnèrent le métier, d'autres tombèrent en dépression. La subversion, la transgression, l'irrévérence ayant disparu, le public se mit à déserter les salles de spectacle où quelques humoristes homologués par le nouvel ordre moral pratiquaient un humour aseptisé qui ne dérangeait personne.

    Tout à coup, je me suis réveillée en sursaut.

    Ouf, c'était un cauchemar.

    Juste un cauchemar. 

    Stéphane Guillon dans cette vidéo

    Guy Carlier, qui de plus nous dit dans sa chute que Tex est tout sauf un salop.

    Ici on est plus dans l'humour avec Natacha Polony, mais ça vaut tout de même le coup d'être entendu. Seulement les 3 premières minutes.

    Et depuis on a eu l'affaire Griezmann. Encore un bel exemple de la stupidité extrême de la bien-pensance.

     

    On ne plus rien dire sur les blacks, les femmes , les juifs, les homosexuels, les vieux, les handicapés, les gros.....

    Bientôt on fera supprimer de notre culture de nombreux livres jugés subversifs. Certains films de Fellini, Visconti, Louis Malle, David Cronenberg, Stanley Kubrick........ seront bientôt supprimés des vidéothèques.

    Et après ce sera le rock, cette musique du diable.

     

     

     


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