• 14 ans pour la vie.

    "J'ai 14 ans, je sais que c'est pas vrai, mais si vous ne me croyez pas, vous allez écouter la musique que j'écouté en 1978..... Et que j'écoute encore souvent".

    On n’oublie jamais la musique de ses 14 ans

    Un article paru ce week-end dans le New York Times démontre une curieuse connexion entre notre chanson préférée et l’âge à laquelle nous l’avons écoutée pour la première fois. En moyenne, le morceau le plus écouté par un individu serait donc sorti lorsque celui-ci était adolescent, à l’âge de 13 ou 14 ans

    Seth Stephens-Davidowitz, journaliste et économiste américain vient de publier un papier après une brouille avec son petit frère autour du titre "Born to Run" de Bruce Springsteen.

    "Je commençais à être frustré par le temps que nous passions à parler de musique. J'ai donc décidé de faire quelque chose à ce sujet et la seule chose que je pouvais faire c'était analyser les données", témoigne Seth Stephens-Davidowitz dans l'article . "Je ne pouvais pas penser à un moyen d'utiliser des données pour prouver à quel point "Born to Run" est génial. Mais je pensais que les données pourraient me donner une idée claire sur la raison pour laquelle mon frère et moi ne semblons jamais être d'accord sur la musique. En particulier, je voulais voir dans quelle mesure l'année où nous sommes nés influence la musique que nous écoutons."

    Il a donc consulté les statistiques fournies par Spotify pour tenter d’en savoir plus. La plateforme fournit des données sur les chansons les plus écoutées selon l’âge des abonnés.

    Il en a conclu que pour une majorité d’hommes, les chansons les plus écoutées sont celles qui sont parues alors qu’ils avaient 14 ans, et que pour les femmes, c’est autour de 13 ans.

    Un petit détail tout de même , Et Stephens-Davidowitz n'a que 35 ans. Et "Born to Run" date de 1975. Il y a des exceptions à tout.

    Pour être plus sérieux, je dirais que plus que notre morceau préféré, c'est le style de musique que nous allons aimer écouter le plus qui se joue vers 14 ans.

    C'est en effet vers cet age que j'ai trouvé de plus en plus insuportable les Claude François, Sheila et compagnie.

    Cela ne m'a pas empéché de continuer à apprécier une variété de qualité qui avait pour noms Delpech, Adamo, Eddy Mitchell, Polnareff, Gainsbourg, Julien Clerc,Françoise hardy, France Gall ou Véronique Sanson, Voulzy, Souchon... 

    Ce n'est que vers 16 ou 17 ans que je découvrirais le talent des Brel,Barbara, Brassens et Aznavour.

    Après m'être imprégner un peu plus tôt des Beatles ou de Simon et Garfunkel, je découvrais aussi les Eagles et Fleetwood Mac. Tous ces sons Pop- Rock qui sont encore mes préférés aujourd'hui.

    Je suis bien incapable de vous dire quelle est ma chanson préférée, mais ce que je sais, c'est que la musique que j'aime écouter, elle vient de là , elle vient de mes 14 ans .

    L'inoubliable POP kitsch d'ABBA.

    Il y avait aussi ça.

    Et puis il n'y a pas que la musique. En préparant ce billet  je me suis rendu compte que je voyageais souvent dans l'année de mes 14 ans. Surement parce-qu’elle est ma dernière année au collège, qui correspond aussi à ma dernière année d'insouciance totale.


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  • Gene Tierney, une star

    Gene Tierney est née le 20 novembre 1920, à Brooklyn. Selon certaines sources, elle serait en réalité née le 19, mais une erreur de parution dans le New York Times l'aurait fait naître le 20 pour tous les encyclopédistes !

    Issue d'une famille aisée, elle  fait son éducation dans les meilleures écoles du Connecticut puis en Suisse, à Lausanne, où elle apprend le français.

    En 1938, alors que Gene et sa maman  visitent, le réalisateur Anatole Litvak lance la phrase suivante à la jeune fille : "Mademoiselle, vous devriez faire du cinéma !".

    Mais papa se montre intransigeant : "Ce n'est pas un endroit pour une jeune fille qui n'a pas encore donné son premier bal !". 

     Paul Morand disait : « On entrait dans son regard comme dans un bain, et ses yeux avaient la couleur de l'eau où le nageur lit encore le fond à plus de cent brasses du rivage. »

    Gene Tierney, une star

    (Le ciel peut attendre)

    Elle débute au cinéma sous les ordres de Fritz Lang dans "Le Retour de Frank James" (1940), un western avec Henry Fonda.

    De suite elle enchaîne les films avec les plus grands réalisateurs (John Ford, Henry Hathaway).

    Le 11 juillet 1941 elle épouse le couturier Oleg Cassini  : "Gene était éblouissante avec sa peau dorée, veloutée et des yeux légèrement turquoise. Elle produisit sur moi un effet magnétique, viscéral."

    En 1943 elle tourne le film qui va marquer un tournant dans sa carrière, "Le ciel peut attendre" (1943), d'Ernest Lubitsch . 

    Mais lors de ce le tournage , Gene découvre qu'elle est enceinte. Au premier mois de sa grossesse, elle contracte une rubéole, maladie dont on ignorait alors les graves conséquences. Sa fille Daria, née le15 octobre 1943, restera sourde et presque aveugle, ainsi que mentalement retardée. En 1948 naîtra Cristina, dont la présence ne suffira pas à ressouder un couple qui finira par divorcer en 1952.

    Gene Tierney, une star

    Alors que sa vie privée connait des difficultés, le cinéma lui offre son plus grand rôle  dans "Laura", le chef-d'oeuvre d'Otto Preminger.

    Le célèbre producteur Darryl F. Zanuck dira d'elle qu'elle était « la plus belle femme de l'histoire du septième art ».

    Quant à l'écrivain Paul Morand il dira : « On entrait dans son regard comme dans un bain, et ses yeux avaient la couleur de l'eau où le nageur lit encore le fond à plus de cent brasses du rivage. »

    Gene Tierney, une star

    (Pêché Mortel)

    Dans le magnifique "Péché mortel" (1945) de John M. Stahl, elle incarne une femme fatale d'une extrême jalousie.  

    On peut dire qu'avec "L'Aventure de madame Muir" (1946) de Joseph L. Mankiewicz, s'achève le cycle des très grands films tournés par cette actrice hors du commun 

    L'handicap  de sa première fille a mené Gene Tierney  à des années de dépression et semble avoir causé son syndrome maniaco-dépressif .Elle sera même hospitalisée.

    «J'ai circulé dans un monde qui avait existé : celui de Hollywood pendant la guerre et les années d'après guerre.

    J'ai vécu dans un monde qui ne saurait être : la prison de l'esprit.

    Si ce que m'ont enseigné ces expériences peut se résumer en une phrase, ce serait celle-ci : la vie n'est pas un film.»


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  • "The Bangles" et l'album "Different Light".

    Le groupe d'origine, créé en 1981, était composé de Susanna Hoffs, Debbi Peterson et Vicky Peterson.

    Annette Zilinskas rejoindra le groupe comme bassiste. Puis elle sera remplaçée par Michael Steele en 1983.

    Leur premier album, « All Over The Place », sort en 1984.

    Cet opus, très axé vers la pop folk des années 60, ne rencontre pas un grand succès. 

     

    Les Bangles connaissent la consécration mondiale avec le titre "Manic Monday", paru en 1986 et écrit par un mystérieux Christopher… qui n'est autre que Prince.

    Ce tube se trouve sur le disque « Different Light » qui  comporte d'autres morceaux qui connaîtront le succès comme  « Walk like an Egyptian » ou encore « If she knew what she wants ». 

     

    Figure aussi sur cet album cette excellente reprise d'Alex Chilton.

     

    De la très bonne Pop avec la guitare Rickenbacker et d'excellentes

    harmonies vocales, tel était la marque de fabrique de ce très bon

    groupe qui a connu son heure de gloire dans les années 80.

    L'album suivant, "Everything", nous donnera encore 2 tubes.

    "In Your Room" et surtout "Eternal Flame".

    On retrouve aussi sur cet album "I'll set you free".

    Le groupe se sépare fin 1989. En 2003 elles se retrouvent pour enregistrer un 

    nouvel album "Doll Revolution", qui ne rencontrera pas le succès.

     

    En 2011 sort "Sweetheart of the Sun", un album bien reçu

    par la critique.

     

     

     

     

    En 2011 sort "Sweetheart of the Sun", un album bien reçu par la critique.

    On 

     

     

     


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  • "L'insulte" de Ziad Doueiri . Un film très fort.

    L'histoire:

    Le film raconte la montée d'un banal conflit de vie quotidienne au

    Liban, entre un garagiste chrétien et un ouvrier palestinien.

    Des disputes s'enchaînent à cause d’un problème d'évacuation

    d'eau sur un balcon. À force d'insultes et de bagarres, l'histoire

    se termine en procès. 

     

    C'est un chef-d'œuvre. Ce n'est pas pour rien qu'il est nominé

    pour les oscars du meilleur film étranger.

    L'Insulte est une magnifique leçon de morale .  Ce film fait très mal

    au plus profond de nous-même. Il parvient à nous mettre face

    à nos réactions quotidiennes pas toujours très jolies à voir . 

    Pour écrire le scénario de L’Insulte, Ziad Doueiri avoue s’être inspiré

    d’un incident qui lui est arrivé il y a quelques années .

    Il ajoute: "N’insulte pas les races des gens. C’est ainsi que les guerres commencent, me disait mon père. J'ai gardé cette phrase dans le film."

    Voici la critique d'un spectateur vu sur allo-ciné:

    "Un film magnifique, qui nous parle de la douleur, de la résilience, de l'Histoire, de l'honneur, des "états émotionnels" de tous les personnages. Car par delà les deux protagonistes de cette querelle presque banale, les enjeux partisans et l'instrumentalisation qu'en font les avocats dans le procès qui va suivre, nous découvrons Beyrouth, comme jamais elle n'a été filmé. "Des feux mal éteints", un film sur le fil du rasoir, où l'on ne sait jamais jusqu'où le réalisateur va nous emmener. Ce film tend à l'universalité sur la haine de l'autre et la réconciliation. Les acteurs sont tous impeccables, incroyablement humains."


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  • La Femme Fatale au cinéma.

    Les hommes se révèlent bien faibles face à elle. La femme fatale ressemble à une drogue dont ils ne savent se défaire. Qu'elle soit maîtresse ou mauvaise épouse qui cherche à échapper à l’ennui, elle les dominera et les utilisera. Le film noir s’est construit ainsi , offrant aux femmes fatales une grande place dans les intrigues, de façon à ce que le spectateur les admire. 

     "Un si doux visage" d'Otto Preminger (1952), avec Jean Simmons

    Même la Bible rend témoignage de la femme fatale.

     "Samson et Dalila" (1949) de Cecil B. DeMille, avec Hedy Lamarr

    Dans le cinéma des années 40 et 50 en noir et blanc,l’ambiguïté du personnage sera magnifiquement mis en valeur par l’utilisation de l’éclairage . 

    Pour ces héroïnes,le motif le plus fréquent reste l'argent. Pour arriver à leurs fins, leurs armes les plus fréquentent restent la  manipulation et la séduction .

    "Assurance sur la Mort" (1944) de Billy Wilder,  avec Barbara Stanwyck

    La femme fatale ne séduit pas seulement par l'éclat de sa jeunesse mais lorsqu'elle prend de l'age elle compense par son intelligence, sa culture, son rayonnement et son charme.

    "Boulevard du crépuscule"(1950) de Billy Wilder, avec Gloria Swanson.

    Même si vous savez qu'elle vous manipule, qu'elle vous ment, qu'elle peut se révéler dangereuse pour vous et vos proches, vous ne pouvez vous empêchez d'être attiré par ses atouts.

    "Basic Instinct" (1992) de Paul Verhoeven, avec Sharon Stone.

    Sa vengeance n'a pas de limite, elle ira jusqu'au bout, ne supporte pas qu'on lui laisse penser qu'on l'aime un peu moins. Elle ne s'avoue jamais vaincue.

    "Gone Girl" (2014) de David Fincher, avec Rosamund Pike.

    Elle saura retourner toutes les situations à son avantage. Tous les coups sont permis 

    pour revenir dans le jeu.

    "Mademoiselle" de Park Chan-Wook (2016) avec Min-Hee Kim, Kim Tae-Ri.

     

    mais tout cela, ce ne sont que ....


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