• L'histoire:

    Séoul, 1993. Un ancien officier est engagé par les services secrets sud-coréens sous le nom de code "Black Venus". Chargé de collecter des informations sur le programme nucléaire en Corée du Nord, il infiltre un groupe de dignitaires de Pyongyang et réussi progressivement à gagner la confiance du Parti. 

     

    Voici le meilleur film étranger que j'ai vu depuis quelques semaines, et ce n'est pas parce-qu’il est coréen, un pays qui m'est devenu très cher depuis un peu moins de 2 ans.

    Ce thriller d'espionnage , basé sur des faits réels, nous fait découvrir que les deux nations ennemies entretiennent en réalité des relations pour le moins ambiguës, que selon les intérêts financiers ou politiques, des liens secrets peuvent être tissés.

    Le scénario fait penser à l'univers de John Le Carré ainsi qu'aux films d'espionnage des années 1970. Ce n'est donc pas un hasard si le titre du film, "The Spy gone north" (L'espion parti au nord),  fait penser à "L’espion qui venait du froid" du célèbre écrivain . 

    Oui, mais voilà, ici nous ne sommes pas dans la fiction mais dans la réalité. C'est ce qui donne au film une force supplémentaire.

    Attention, ce n'est en rien un film d'actions. C'est avant tout un cinéma cérébral (il faut bien s'accrocher lors de la première heure) .  Il faut suivre les étapes de l'infiltration de Black Venus et sa relation de confiance instaurée avec un dignitaire nord-coréen .

    Il y a aussi la rencontre surréaliste avec le leader nord-coréen de l'époque, Kim Jong-il, toujours accompagné de son petit chien .

    La seconde partie est un  jeu de dupes , à la fois cynique et humain. Une seconde partie qui nous montre que l'ennemi du nord peut se révéler parfois bien utile, tout cela sur le dos du peuple.

    Cette histoire  prend une dimension supérieure lorsqu'on sait que depuis avril dernier, les dirigeants du Nord et du Sud ont décidé de se reprocher.

    Dans quel but?

     

     


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  • "Un Amour impossible" de Catherine Corsini . Beau mais Angot .

    L'histoire:

    À la fin des années 50 à Châteauroux, Rachel, modeste employée de bureau, rencontre Philippe, brillant jeune homme issu d'une famille bourgeoise. De cette liaison passionnelle mais brève naîtra une petite fille, Chantal. Philippe refuse de se marier en dehors de sa classe sociale. Rachel devra élever sa fille seule. Peu importe, pour elle Chantal est son grand bonheur, c'est pourquoi elle se bat pour qu'à défaut de l'élever, Philippe lui donne son nom. Une bataille de plus de dix ans qui finira par briser sa vie et celle de sa fille.

    Lorsque j'ai vu la bande-annonce de ce film, j'ai été séduit, mais sachant que c'était adapté d'un roman autobiographique de Christine Angot, j'ai eu de suite quelques craintes.

    Une double intuition qui s'est révélée juste après avoir vu cette oeuvre.

    A la vue de ce film j'ai eu un sentiment étrange.

    C'est souvent magnifique.

    Magnifique comme le personnage de Rachel, incarnée magistralement par Virginie Efira. Magnifique comme cette histoire d'amour impossible qui débute dans la France de la fin des années 50 et qui traverse les années 60 .

    Mais le film, d'une durée de 2 heures et 15 minutes, aurait beaucoup gagné à être plus court. Et puis la voix off omniprésente de Chantal n'était pas indispensable.

    Et il y a la dernière partie du film, lorsque Chantal devient adulte, lorsqu'elle est enfin Angot , et que ce n'est plus la mère qui tient le premier rôle. Tout à coup le film perd beaucoup de son charme. 

     Angot fait du Angot, y compris dans le film, caché sous le masque de Chantal.

    Qui est la principale coupable de l'horreur?

    Pas le coupable,pas le le père. Et on comprend vite pourquoi?

    Tout simplement parce-qu’il est un intellectuel, et que pour "Chantal Angot", le coupable ne peut être celui qu'elle admire. Alors elle rejette la faute sur sa mère, la moins brillante de la famille.

    Cette mère magnifique qui a élevé seule sa fille, qui s'est sacrifiée, qui n'a pas la force de caractère pour s'opposer à une fille qui va jusqu'à l'humilier, à utiliser des arguments d'une grande mauvaise foi pour la rendre coupable .


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  • Les films que j'ai vu ces derniers temps.

    "Bohemian rhapsody" de Bryan Singer.

    Un biopic sans surprises, très classique. Mais au final on se dit que ça valait tout de même le coup.

    "Le Jeu" de Fred Cavayé

    On ne peut s'empêcher de penser au "Prénom" en voyant ce film,mais en moins bien.

    Quelques scènes très drôles toutefois.

    "L'amour flou" de et avec Romane Bohringer et Philippe Rebbot.

    Romane et Philippe se séparent. Après 10 ans de vie commune,deux enfants et un chien,ils ne s’aiment plus. Enfin… ils ne sont plus amoureux. Mais ils s’aiment,quand même. Beaucoup.Trop pour se séparer vraiment? Bref…C’est flou. Alors,sous le regard circonspect de leur entourage,ils accouchent ensemble d’un «sépartement »:deux appartements séparés,communiquant par…la chambre de leurs enfants! Peut on se séparer ensemble? Peut-on refaire sa vie,sans la défaire?

    Des moments très drôles. C'est aussi à voir sous un angle plus sérieux. A ce propos la scène avec la mère et la sœur de Morane vaut le détour. D'un coté on pense aux enfants, et de l'autre aux adultes. 

    Et puis le coté "on continue de refaire le monde" vu de l’extrême gauche façon Philippe est un petit régal.

    "Cold war" Pawel Pawlikowski .

    Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.

    Le réalisateur d'Ida est une fois de plus encensé par la critique. Pour moi il ne s'agit que d'un  film honnête, sans plus.

    "Le grand bain" de Gilles Lellouche.

    L'acteur passe derrière la caméra pour la première fois et surprend son monde avec cette très bonne comédie.

    "En liberté !" de Pierre Salvadori.

    On garde le meilleur pour la fin . Cette comédie complètement folle et loufoque, qui n'est pas dépourvue de romantisme et de poésie, est probablement l'un des meilleurs films français de l'année.

    Et surtout,ce n'est surtout pas un enchaînement de gags, c'est bien écrit.

     


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  • Kathleen Margaret Edwards est née le 11 juillet 1978 à Ottawa, dans la région de l'Ontario au Canada.  Elle débute très jeune la musique, à l'âge de cinq ans elle apprend le violon, instrument qu'elle ne quittera plus jusqu'à sa majorité. On retrouve d'ailleurs cette passion pour le classique sur l'album "Failer" dans lequel elle joue et arrange toutes les cordes .

    Plus tard, elle se plonge dans la collection de Bob Dylan , Neil Young et les premiers disques de Tom Petty de son grand frère. Sa musique sera fortement influencée par tous ses artistes.

    En 1999, Edwards a enregistré un EP de six chansons intitulé Building 55 et tiré à 500 exemplaires.

    Son premier album, "Failer" sort en 2003. Ecrit juste après une rupture sentimentale, il est plutôt mélancolique . L'album est très vite repéré par la critique canadienne et américaine, elle fait partie des « 10 groupes à suivre en 2003 » du magazine Rolling Stone.

    C'est avec "Back To Me" publié en 2005, que j'ai découvert cette artiste talentueuse. Cet album, et le suivant, "Asking For Flowers", en 2008,sont très bien accueillis par la critique musicale . 

    Son divorce douloureux d'avec Colin Cripps donne le ton de son quatrième album "Voyageur", sorti en 2012. La rencontre musicale et amoureuse avec Justin Vernon, le leader du groupe Bon Iver, l'emmène vers un son plus pop et très travaillé au détriment de celui plus folk et roots des débuts.

    Depuis elle s'est retirée de la scène musicale en 2014, en ouvrant un café à Stittsville, dans la banlieue d’ Ottawa. Elle insiste sur le fait qu’elle ne quitte pas la musique, mais prend juste une pause (un peu trop longue).


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  • "First man - le premier homme sur la lune" de Damien Chazelle. Grandiose.

    L'histoire:

    Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale

    Le film se consacre à la vie de Neil Armstrong de 1961 à la fin Juillet 1969.

    Le biopic est devenu de plus en plus présent au cinéma et est souvent d'un classicisme bien ennuyeux . Mais Damien Chazelle savait ce qu'il voulait :«Je voulais enlever le vernis, de plonger dans la réalité qui est forcément plus complexe, plus humaine».

     C'est ainsi que le cinéaste nous offre un récit intimiste, presque psychanalytique. On découvre  les failles d'un homme meurtri par le décès de sa très jeune fille.

    Des échecs, des douleurs, des sacrifices, des tragédies, tout cela fait parti intégrante du chemin qui conduira l'homme sur la lune. Car si tout se passa dans l'ensemble très bien lors de la mission d'Apollon 11, on se rend compte à quel point ce fut difficile lors des années qui précédèrent, jusqu'à se demander si le jeu en valait vraiment la chandelle.

    Le travail sur la lumière donne à l'ensemble un esthétique « datée » remarquable.

    Les prestations de Ryan Gosling et Claire Foy sont en tout point remarquables. A noter la partition musicale sublime de Justin Hurwitz . 

    On peut juste émettre une réserve sur la longueur du film, mais la dernière heure est si magnifique.

    Le réalisateur franco-américain a su, avec une grande subtilité, donner à son film une dimension humaine exceptionnelle. En alternant entre les passages ou l'on découvre un Armstrong avec les failles et les faiblesses d'un mari et d'un père détruit à jamais par le malheur , et de l'autre le courage, la passion, le gout de l'aventure et du risque d'un homme hors du commun, Chazelle nous offre bien plus qu'un biopic.


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